Nov 24, 2015
admin

Citations gratuites (2015)

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Flash-back
Alors que j’étais en résidence au Banff Center au début des années 1990, je me souviens d’avoir vu, dans un quartier Calgary, une enseigne qui disait FREE QUOTES. Après une année d’intensité créatrice, c’est la vie tout entière qui m’apparaissait comme un immense projet artistique. J’ai tout de suite pensé qu’il s’agissait de « citations gratuites ». Que les passants pouvaient, s’ils le voulaient, aller consulter le propriétaire de cet incroyable business pour se faire lire une citation d’un auteur ou d’un philosophe. En fait, l’enseigne appartenait à une compagnie d’assurance et les FREE QUOTES étaient en réalité des soumissions gratuites.

Retour au présent.
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain à l’Université de Moncton, je me propose de réexaminer cette idée d’échange poétique. Je vais donc installer mon kiosque (une table et une enseigne avec les initiales ER – pas pour Emergency room ni pour Elizabeth Rex, mais plutôt pour Écrivain en Résidence) et inviter la population universitaire à venir me rencontrer et découvrir au hasard une phrase d’un de mes livres.

Le dialogue de ce petit jeu oulipien pourrait aller comme ça :

Moi (un peu comme un vendeur de hot-dogs dans un stade de baseball)
Est-ce que vous voulez une phrase gratuite?

Étudiant
(curieux)
Oui.

Moi
Choisissez un numéro de 1 à 8 (les 8 livres de poésie que j’ai publiés à ce jour)

Étudiant
7 (l’étudiant a choisi « Au large des objets perdus », 2011)

Moi
Choisissez maintenant une page de 1 à 86.

Étudiant
37

Moi
(je vais  donc à la page 37, compte les strophes et demande à l’étudiant)
Choisissez un numéro de 1 à 5

Étudiant
3

Moi
Voici votre phrase :

« la lumière entre
dans la caverne de mes pensées
les lanternes et les torches
dans les tunnels du sens »

Je retranscris la strophe sur une carte de visite que je donne à l’étudiant en lui suggérant de bien garder le papier dans son portefeuille comme un gage de succès pour la période des examens. J’en profite aussi pour annoncer ma conférence et le lancement de mon livre qui aura lieu le 3 décembre 2015.

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Pour plus d’information
Téléphone : (506) 858-4050

 

Oct 19, 2015
admin

Querelles de famille (2015)

(Entre le mérite artistique et la situation financière, il ne faut pas y mettre le doigt.)

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D’après l’Agence du revenu du Canada, le mérite artistique désigne la qualité d’une exposition artistique, d’une présentation de spectacle ou d’une prestation [1]. Le Conseil des arts du Canada — comme tous les conseils des arts provinciaux — privilégie la méthode de l’évaluation par les pairs tout en notant que « si cette méthode n’est pas parfaite elle reste la meilleure pour cerner les habiletés exceptionnelles et le mérite artistique dans le domaine des arts » [2]. Le Conseil des arts du Canada parle même de la primauté du mérite artistique [3]. C’est là un des piliers fondamentaux dans l’octroi des subventions.

Mais qu’est-ce que le mérite artistique sinon la matérialisation d’un talent artistique? Le talent, on le rappelle, est une aptitude, une capacité particulière, une habileté, naturelle ou acquise, pour réussir en société et dans une activité donnée [4]. La concrétisation quant à elle, c’est rendre concret ce qui est abstrait et demande toujours une certaine aisance financière. Le talent est depuis toujours rattaché à l’argent, c’est une mesure de la richesse. Chez les Grecques et les Romains, il était une unité de poids pour mesurer justement l’or et l’argent.

Dans tous les conseils des arts, il y a une autre règle d’or : la situation financière d’un candidat n’est pas un critère pertinent [5]. C’est-à-dire qu’il ne faut pas en tenir compte de la situation financière d’un artiste pour poser un jugement. Qu’il soit pauvre ou riche, c’est le mérite artistique qui compte. Mais comment départager le mérite artistique avec la situation financière d’un artiste? Est-il possible de faire la part des choses, de voir l’un en ignorant l’autre? Comme il est difficile de dire que la pauvreté n’est pas un obstacle à la bonne santé, à un régime alimentaire nutritif, à l’éducation, etc., il est difficile de dire que l’aisance financière n’affecte pas, de façon positive, le parcours d’un individu.

Nous vivons dans une époque de progrès et de technologie où de plus en plus d’artistes utilisent des dispositifs techniques sophistiqués qui sont de plus en plus coûteux. Cette séparation, du mérite artistique et de l’état financier, pourrait être relativement facile dans le cas d’un artiste qui n’utiliserait que le crayon et le papier, mais cet exercice pourrait s’avérer un peu plus difficile dans le cas d’un artiste qui créerait des installations interactives, ou des œuvres vidéo en format 4k UHD ou encore 8k UHD [6]. Est-ce qu’un vidéaste vivant sous le seuil de la pauvreté et qui utiliserait une caméra SD [7] pourrait rivaliser avec un vidéaste qui filmerait en format 8k? On pourrait dire que le premier est un amateur et que le second est un professionnel, que le premier amorce sa carrière et que le deuxième est au sommet de celle-ci. Mais disons que les deux sont au même niveau. On pourrait alors dire que c’est l’idée, le concept qui importe, que la qualité de l’œuvre n’a rien à voir avec ce qui la porte. C’est vrai, mais il est également vrai que la qualité d’une œuvre visuelle est jugée par son apparence. L’œuvre ne sera pas vue de la même manière, c’est évident. On ne compare pas la miniature avec le monumental.

Si nous devons nous abstenir de tenir compte de la situation financière d’un artiste, il faudrait que les artistes limitent le type de matériel d’appui qu’ils doivent soumettre pour soutenir leurs demandes au strict minimum, c’est-à-dire que les exemples d’œuvres antérieures ainsi que l’œuvre proposée devraient être contenus que dans de simples descriptions. Si nous voulions vraiment considérer toute chose comme égale, sans les distorsions de la situation financière, c’est de cette façon que nous devrions nous y prendre. Mais il serait absurde d’évaluer des projets visuels en étudiant que des documents textuels. La solution est pragmatique, la réalité l’impose : le mérite artistique et la situation financière sont intimement liés; les deux sont essentiels pour mesurer et calibrer l’excellence. Continuer à ignorer la réalité, c’est perpétuer la discrimination socio-économique qui s’est, au fil des ans, institutionnalisée presque à notre insu.

Le mérite artistique existe parce qu’il est rendu possible par un appui financier. Le talent est la source, mais l’argent est toujours l’outil qui lui permet de s’épanouir. Si le projet de création demeure pour certains une entreprise possible, il est pour d’autres une aventure presque impossible. Malheureusement, comme la parabole des talents le soulignait « on donne à celui ou celle qui a. Les autres pourront se faire jeter dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents [8]. »

Daniel H. Dugas
19 octobre 2015

[1] Agence du revenu du Canada, Activités artistiques et enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance, http://www.cra-arc.gc.ca/chrts-gvng/chrts/plcy/cgd/rts-ctvts-fra.html

[2] Conseil des arts du Canada, L’évaluation par les pairs au Conseil des arts du Canada : comment sont prises les decisions, http://conseildesarts.ca/conseil/subventions/evaluation-par-les-pairs

[3] Conseil des arts du Canada, Document d’information : Révision des programmes de subventions de fonctionnement du Conseil des arts du Canada, http://conseildesarts.ca/~/media/files/council%20-%20fr/francais_review_ogp_finale.pdf p. 5

[4] Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, Talent, http://www.cnrtl.fr/definition/talent

[5] Le Conseil des arts du Nouveau-Brunswick, Lignes directrices pour le jury / Programmes de Création et Documentation, 1250E-Guidelines to the Jury. (Document interne)

[6] Office québécois de la langue française, 2014. Ultra-haute définition. Haute définition qui correspond à un affichage constitué de 2160 ou de 4320 lignes horizontales composées respectivement de 3840 et de 7680 pixels. http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26528997

[7] Office québécois de la langue française, 2014. Définition standard, Définition des images analogiques et numériques qui correspond généralement à un affichage de moins de 720 lignes horizontales de pixels.  http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26529060

[8] Wikipédia, Parabole des talents, https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents

 

Oct 7, 2015
admin

Liaisons and The Last Man on Earth (2015)

I was shocked to see the Season 2 Premiere of The Last Man on Earth (Is There Anybody Out There?). In one of the scenes at the White House we see two statues, one of Benjamin Franklin the other of Abraham Lincoln, banging their heads together as if they were kissing.

I did a video entitled LIAISONS (2011) about a love triangle between Dante, Marie-Antoinette and Sirène. To say the truth the The Last Man on Earth scene looks very similar to my video.

Liaisons (2011)
Clip The Last Man on Earth (Is There Anybody Out There?) (2015)
The Last Man of Earth review

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Sep 24, 2015
admin

Notes de terrain – São Paulo (2015)

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J’ai eu l’occasion de me rendre à São Paulo en compagnie de Valerie LeBlanc où nous présentions au festival FILE 2015 une vidéo issue de notre projet FLOW : BIG WATERS. Ce voyage a été une occasion de rencontres et de réflexion. Voici deux événements, deux moments qui m’ont marqué.

L’heure de Brasilia : nous ne sommes pas seuls
L’heure de l’Atlantique donne souvent l’impression d’être isolé du monde. Sur la carte des fuseaux horaires de l’Amérique du Nord, les provinces maritimes semblent être à l’écart, et ce même si plusieurs îles des Caraïbes font partie de cette zone. Cette isolation n’est pas néfaste en soi, elle a contribué à définir le caractère unique des habitants de la région. Comme on le dit : There are good times, there are bad times and there are the Maritimes.

Lorsque je suis arrivé à São Paulo, je me suis vite rendu compte qu’il n’y avait pas de décalage horaire. Au Brésil, l’heure de l’Atlantique porte un autre nom, c’est l’heure de Brasilia. Tout à coup, je sentais l’énergie humaine de toute la ville battre à l’unisson avec les Maritimes. Nous n’étions plus seuls. Nous nous levions à la même heure, nous mangions en même temps, l’heure de pointe était la même dans les deux zones. Nous et la métropole de l’Amérique latine.

Il faudrait toutefois préciser que notre cohabitation n’est pas une condition permanente : nous vivons dans la même zone du mois de mars au mois d’octobre. Lorsque l’heure de l’Atlantique bascule de l’heure d’été à l’heure d’hiver et que l’heure de Brasilia fait la même chose, mais inversement, notre synchronisme euphorique, cesse. Mais rien n’est perdu, comme l’état de l’Amazonas n’observe pas l’heure d’été nous pouvons continuer de rêver en nous rattachant cette fois à Manaus et au temps immuable de l’heure de l’Amazone.

Réalité virtuelle vs réalité actuelle : nous sommes seuls
São Paulo est une grande ville. Une ville Big Bang qui s’étend de tout côté. Le soleil plombe sur l’avenue Paulista, l’air est rempli d’odeur subtile. La musique émane d’un peu partout. Une motocyclette passe, un homme appuyé contre une balustrade écoute une partie de football sur son petit transistor. Il sourit. Les ondes radio nous enveloppent.

São Paulo, la ville sans publicité, est recouverte de graffitis, d’alphabets inconnus, de jets d’encre explosifs. Il n’y a pas de Ralph Lauren, pas d’images de BMW, seulement une succession de tags mystérieux. Une tête verte aux yeux argentés nous regarde.

Les musées et les galeries d’art semblent être bondés en permanence. Les files d’attente s’étirent comme des rubans d’ADN. L’exposition FILE 2015 ne fait pas exception. Le public est au rendez-vous. L’œuvre qu’on retrouve sur la couverture du catalogue porte le nom de SWING, une installation immersive où les spectateurs sont invités à utiliser une balançoire pour découvrir un monde nouveau. L’opératrice, une bénévole, invite les spectateurs à s’asseoir en s’assurant que les lunettes stéréoscopiques sont bien en place. Elle met en marche l’application chronomètre de son iPhone (chaque spectateur a droit à deux minutes) et retourne s’asseoir sur sa chaise. Comme j’attends mon tour pour aller me balancer, j’observe autant ceux qui sont sur la planche que l’opératrice. Pendant que les secondes du chrono disparaissaient, elle est occupée à échanger avec ses amis sur Facebook. Elle envoie des messages textos de façon endiablée jusqu’à ce qu’un petit son de cloche la ramène au devoir. Elle se lève et s’occupe du transfert de spectateurs.

Il y avait quelque chose d’étrange, de la voir et de nous voir vivre des choses si différentes. Nous (dans le monde 3D de l’impossible futur) et elle (dans le quotidien de ses échanges). Il était impossible de savoir si nos trajectoires allaient se croiser ou si nous allions rester seuls dans chacune de nos bulles.

*

 

 

 

 

 

 

 

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Sep 5, 2015
admin

Écrivain en résidence / Université de Moncton (2015)

Je serai écrivain en résidence au département d’études françaises de l’Université de Moncton du 8 septembre au 21 décembre 2015.

Cette résidence d’écrivain sera consacrée à « FORMATS » un projet d’écriture où l’architecture des formats d’images du cinéma et de la vidéo est utilisée comme outil de création.

Je serai à la disposition des professeurs et des étudiants, particulièrement en études françaises et des artistes qui fusionnent l’élément visuel avec le texte pour partager avec eux mon expérience d’écrivain/artiste.

Pour plus d’information :
Département d’études françaises
Téléphone : (506) 858-4050

 

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Aug 28, 2015
admin

L’Acadie n’est pas une carte postale (2015)

Très content de faire partie de ce spectacle!

Festival international de la littérature (FIL)
Cabaret Lion d’Or

 

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« La contribution originale de Daniel Dugas dans cet amalgame poétique vient quant à elle des montages audio-vidéo très réussis qui accompagnent ses lectures: les associations d’images proposées frappent l’imaginaire du public et fournissent à ses textes une nouvelle profondeur.»

Des voix de l’Acadie actuelle à l’Acadie n’est pas une carte postale : une décennie de mouvance poétique marquée par l’héritage de Gérald Leblanc – Geneviève D’Ortun
27 novembre 2015

Jun 16, 2015
admin

Une amende est une amende est une amende (2015)

Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? À la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. Winston Syme, 1984

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Un article paru récemment dans l’Acadie Nouvelle a retenu mon attention. Le journal nous informe « qu’au cours de l’été, la GRC va remettre des billets de “contravention” à ceux qui font preuve d’un comportement exemplaire et sécuritaire ». Cette initiative, présentée par la ville de Tracadie, la Santé publique et la GRC récompense le comportement positif d’un jeune ou même d’un adulte en leur donnant des « amendes positives »[1].

Mais quelle est cette histoire ? On ne remettrait pas des récompenses négatives, ça ne ferait pas de sens. C’est pourtant ce qu’on dit dans le journal que les amendes sont des récompenses, alors pourquoi ne pas l’écrire sur la bannière ?

L’idée de détourner quelque chose de sa vraie nature (le mot « amende » signifie « peine pécuniaire infligée pour une infraction », pour en faire quelque chose de positif est une idée tordue. C’est foutre le bordel dans la tête des enfants — qu’on voulait au départ protéger avec des casques de vélo — que de leur enseigner des concepts erronés. Qu’une amende soit quelque chose de favorable, c’est tenter de nous faire croire que la nuit est en fait le jour. Il existe dans le novlangue, une langue inventée par Orwell pour son roman 1984, des mots trompeurs qui ont changé de sens et qui signifient le contraire de ce qu’ils exprimaient auparavant. Sommes-nous en présence d’un cas classique de doublepensée ?[2]

Et puis, comment en est-on arrivé là ? Est-ce qu’à force de porter le carcan de la Sécurité nationale nous avons perdu la capacité de détecter ce qui est vrai et ce qui est faux ? Si une amende est une chose positive, est-ce que la perte des libertés civiles l’est aussi ? Est-ce que la folie dystopique de la Sécurité nationale nous a poussés aux confins de l’absurde où la raison n’a plus de raison d’être ?

Le 8 juin 2015


[1] Acadie Nouvelle, Des amendes positives à Tracadie, David Caron.

http://www.acadienouvelle.com/actualites/2015/06/08/des-amendes-positives-a-tracadie/ : [en ligne], consulté le 8 juin 2015.

[2] Le mot clef ici est “noirblanc”. Ce mot, comme beaucoup de mots novlangue, a deux sens contradictoires. Appliqué à un adversaire, il désigne l’habitude de prétendre avec impudence que le noir est blanc, contrairement aux faits évidents. Appliqué à un membre du Parti, il désigne la volonté loyale de dire que le noir est blanc, quand la discipline du Parti l’exige. Mais il désigne aussi l’aptitude à croire que le noir est blanc, et, plus, à savoir que le noir est blanc, et à oublier que l’on n’a jamais cru autre chose. Cette aptitude exige un continuel changement du passé, que rend possible le système mental qui réellement embrasse tout le reste et qui est connu en novlangue sous le nom de “doublepensée”. George Orwell, 1984, Chapitre 9, 1948.

 

May 19, 2015
admin

FILE 2015

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We are very happy that our FLOW: BIG WATERS video program will to screened during FILE 2015!

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FILE São Paulo 2015
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From June 16th to August 16th

FILE 2015 – Electronic Language International Festival takes place this year from June 16th to August 16th at Centro Cultural FIESP – Ruth Cardoso. In its 16th edition, the festival occupies the Art Gallery of SESI-SP, the Digital Art Gallery (the facade of the FIESP building) with the FILE LED SHOW, and the Mezzanine Floor, where a series of workshops takes place. The festival exhibits the interactive installation “Solar Pink”, by the North American group Assocreation, in the sidewalks of Avenida Paulista, and the installation “Arart” in the subway stations Trianon-Masp and Consolação. Created by Japanese artists Takeshi Mukai, Kei Shiratori and Younghyo Bak, this work creates dynamics in iconic art history paintings using an app for mobile devices.

The FILE 2015 exhibition, that takes place at the Art Gallery of SESI-SP, gathers artistic proposals in several forms such as interactive installations, games for multiple platforms, animations, video art, GIFs, WebGLs, web art and electronic sounds.

The festival also exhibits a projection subtitled in Portuguese of the award-winning movie “Shirley – Visions of Reality”, directed by Austrian filmmaker Gustav Deutsch, a contemporary cult cinema icon. Never shown before in Brazil, the film is based on 13 paintings by American painter Edward Hopper.

The participation in all activities of FILE 2015 is free

MEDIA ART
1 Anne Pasanen & Geo Panagiotidou-Kalevala Book Visualisation-Finland
2 Anni Garza Lau – A Pragmatic Digital Art Manifesto-Mexico
3 Basic Bruegel: Valerie LeBlanc & Daniel H Dugas-Flow: Big Waters–Canada
4 BiarritZZZ-Possawsubawater-Brazil
5 Chang Liu-Wild Growth-United States
6 Daniel Peixoto Ferreira-Join Us-Brazil
7 Daniel Peixoto Ferreira-Learn-Brazil
8 David Clark-The End: Death in Seven Colours– Canada
9 Duda-Ecos #1-Brazil
10 ENRIQUE FRANCO LIZARAZO – D-sonus: aplicativo para criação audiovisual em dispositivos móveis – Brazil
11 Ewa Doroszenko & Jacek Doroszenko – Soundreaming – Poland
12 Hidenori Watanave Laboratory, Tokyo Metropolitan University, The Asahi Shimbun Company & Tokyo Metropolitan Archives – The Tokyo Olympic Archive 1964-2020 – Japan
13 Iono Allen – Butchery – France
14 IP Yuk-Yiu – Clouds Fall – Hong Kong
15 Jason Edward Lewis – Vital to the General Public Welfare (The PoEMM Cycle) – Canada
16 Jason Nelson – The Required Field – Australia
17 Jean-Michel Rolland – Biosphere – France
18 Jean-Michel Rolland – The Endless Journey – France
19 Jenny Lin – Replay: A Memory Game – Canada
20 Jody Zellen – Time Jitters – United States
21 jtwine – UltraHyperDrone – United States
22 Justin Lincoln – The Stroboscope – United States
23 Les Riches Douaniers: Gilles Richard & Fabrice Zoll – Tableau Sisyphéen (Sisyphean Picture) – France
24 Livia Mateiaș – Strings – Romania
25 Luigia Cardarelli – Landscape – Italy
26 Luigia Cardarelli – The Unspoken Words – Italy
27 Luigia Cardarelli – Imagined Time – Italy
28 Luis Hernandez-Galván – This place you see is about to be no more… – Singapure
29 Michael Takeo Magruder – Data_Plex (Babel) – United Kingdom
30 Paganmuzak – Rotational Chaos – Italy
31 Rachel Simone Weil, Torley & Nathalie Lawhead – Monkey Fortunetell – United States
32 reVoltaire – kinema ikon: serial / season one – Romania
33 Roberto Stelzer – Poesia 3D – Brazil
34 Ryota Matsumoto – the High Overdrive and Its Undefinable Consequence – Japan
35 Ryota Matsumoto – the Indistinct Notion of an Object Trajectory – Japan
36 Ryota Matsumoto – Voided by the False Vows of Time – Japan
37 Second Front: Patrick Lichty, LiZ Solo, Bibbe Hansen, Yael Gilks, Doug Jarvis & Scott Kildall – Red Dog For Freddie Herko – United States
38 Will Luers – Phantom Agents – United States

Apr 28, 2015
admin

Text(e) Image Beat – talks (2015)

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On April 28, Valerie LeBlanc and I each gave a talk at the Galerie Sans Nom during the Frye Festival.

 

pdf Text(e) Image Beat talks given through the Galerie Sans Nom and the Frye Festival, (pdf 2mb)

Pages:«123456789...32»

Daniel H. Dugas

Artiste numérique, poète et musicien, Daniel Dugas a participé à des expositions individuelles et de groupe ainsi qu’à plusieurs festivals et événements de poésie en Amérique du Nord, en Europe, au Mexique et en Australie. Son neuvième recueil de poésie L’esprit du temps / The Spirit of the Time vient de paraître aux Éditions Prise de parole.

Daniel Dugas is a poet, musician and videographer. He has participated in solo and group exhibitions as well as festivals and literary events in North America, Europe, Mexico and Australia. His ninth book of poetry: L’esprit du temps / The Spirit of the Time has just been published by Les Éditions Prise de parole.

Daniel Dugas es poeta, músico y videocreador. Ha participado en exposiciones individuales y colectivas, festivals y eventos literarios en Norteamérica, Europa, México y Australia. Acaba de publicar su noveno poemario, L’esprit du temps / The spirit of time (Les Editions Prise de parole).

L’esprit du temps / The Spirit of the Time est un projet de transmutation du paysage publicitaire en paysage poétique. Ce livre est à la fois un livre de photographie, un recueil de poésie et un essai lucide mais ludique sur notre société matérialiste. Il a été produit en numérique et imprimé en quantité limitée.

Date : Décembre 2015
Genre : Poésie
Collection : Poésie
ISBN : 9782894239629

Éditions Prise de parole

http://www.prisedeparole.ca/auteurs/?id=148

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