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Apr 10, 2021
admin

Des crises (2021)

Je pensais dernièrement à la crise sanitaire et la façon dont elle avait propulsé les intervenants des soins de santé à l’avant-plan de toutes les sociétés. Notre avenir et notre devenir dépendent de leurs actions et de leur courage et je suis bien content qu’ils relèvent ainsi le défi. Je me disais aussi qu’une fois toute cette histoire de pandémie terminée, nous devrions peut-être avoir une crise esthétique, question de ramener à la lumière les artistes, les poètes et les penseurs jetés dans l’ombre du coronavirus.

Je voyais déjà un monde nouveau apparaître sous mes yeux. Mais en y pensant encore un peu plus, je me suis rendu compte que cette crise esthétique n’arrivera jamais, pour la simple raison qu’elle est déjà ici, qu’elle a toujours été ici. On a qu’à regarder les mouvements artistiques récents comme le « formalisme  zombie » ou le « Hi-Lite » (une forme d’art pour un public qui n’aime pas les idées compliquées et que Dean Kissick, rédacteur au magazine Spike, qualifiait de « Bimbofication of art »), pour voir à quel point nous nageons dans des eaux boueuses.

Comme Némo, je venais de tomber de mon lit, et les feux de la rampe de la réalité m’éblouissaient impitoyablement. Il ne me restait, en clignant des yeux, qu’à espérer que les formes dansantes soient amicales.

Crédit image: Library of Congress
Bufford’s shadow cards, sheet no. 41. c1871.

Mar 23, 2021
admin

Du lousse / Some Slack (2021)

[English follows]
« Du lousse » est un texte qui fait partie d’une suite intitulée « Avant / Après ». Quelques-uns de ces poèmes, écrits au début de la pandémie, ont été publiés sur mon compte Twitter ou Facebook, d’autres ont été inclus dans MUSINGS DURING A TIME OF PANDEMIC, une anthologie autour du coronavirus dirigée par Christopher Okemwa (Kenya).

« Du lousse » fait écho aux arcs-en-ciel qui sont apparus alors que nous plongions dans l’inconnu, il souligne aussi implicitement le pouvoir libérateur du chapeau.

“Some Slack” is part of a suite of poems called ‘Before / After’ that I wrote at the beginning of the pandemic. Some of these ‘pandemic’ texts were published on my Twitter or Facebook accounts, others were included in MUSINGS DURING A TIME OF PANDEMIC, an anthology around the coronavirus edited by Christopher Okemwa, Kenya, that was published last December.

‘Some Slack,’ echoes the rainbows that appeared as we plunged into the unknown, it also highlights implicitly, the liberating power of the hat.

Jan 2, 2021
admin

Musings During a Time of Pandemic (2021)

Three of my texts, Assumptions and Axioms, Communicating Vessels, and Snapshot, have been included in the Musings During a Time of Pandemic: A World Anthology of Poems on COVID-19.

About the book
For those who have gone before us, the dead, those swept away by the flapping wings of the bat, we wish them well in their travel! and, in their sojourn in the cleansing waters of purgatory, let their flawless spirits, independent of the stains of mundane effects of wrongdoing, attain purification and the rewards of the divine abode, a garden of delights; let no torture or torment be subjected upon them, oh, poor souls!, spare them, O God of mercy! since while on earth, they never offended anyone. In their departure from purgatory, let them move on in solemn silence, and acquire wings that will fly them to a watershed, a peaceful spot somewhere beyond the blue; therein, then, in their final dwelling, rest in eternal peace… and we, who are left behind, who are not any better than them, we who are immortalized in ash and dust, although stained with tears, let’s bond in a spirit of humility and kindness and strive as one human race to rock the world with our messages of hope, love and peace.

About The Compiler/Editor:
Christopher Okemwa is a literature lecturer at Kisii University, Kenya. He has a Ph.D. in performance poetry from Moi University, Kenya. He is the founder and current director of Kistrech International Poetry festival in Kenya (www.kistrechpoetry.org). His novella, Sabina and the Mystery of the Ogre, won the Canadian Burt Award for African Literature in 2015. He has written eight books of poetry and been translated to Armenian, Chinese, Greek, Norwegian, Finnish, Hungarian, Arabic, Polish, Chinese, Nepalese, Turkish, Spanish, Catalan and Serbian. He has also translated four literary works of international poets from English to Swahili. He is the editor of four poetry anthologies from around the world. He is the author of ten folktales of the Abagusii people of Kenya, three children’s storybooks, one play, two novels and four oral literature textbooks. Website: www.okemwa.co.ke

Copyright © 2020 Christopher Okemwa and all the authors herein.
All rights reserved.

This publication may not be reproduced, in whole or in part, by any means including photocopying or any information storage or retrieval system, without the specific and prior written permission of the author and publisher, except in the case of brief quotations embodied in critical reviews and certain other non-commercial uses permitted by copyright law. This book is sold subject to the condition that it shall not, by way of trade or otherwise, be re-sold, hired out, or otherwise circulated without the author’s or publisher’s prior consent in any form of binding or cover other than that in which it is published and without a similar condition including this condition being imposed on the subsequent purchaser.

For permission requests, email the publisher at the address below.

Published by Kistrech Theatre International (www.kistrechpoetry.org)

ISBN: 978-9966-955-95-1

First Edition: November 2020
Published by Kistrech Theatre International (www.kistrechpoetry.org)
P.O. Box 3956, Kisii, Kenya.

Printed in Kenya
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E-mail: festival@kistrechpoetry.org
E-Mail: cokemwa08@gmail.com, chris@okemwa.co.ke
Website: www.kistrechpoetry.org
Website: www.okemwa.co.ke

This anthology has been sponsored by Dr. Christopher Okemwa

May 24, 2020
admin

Sur la route (2020)

Le sentier Ruisseau Rabbit à Moncton fait tout au plus trois kilomètres et demi de longueur. Ce n’est pas l’un des grands sentiers de l’Amérique du Nord, mais je l’emprunte régulièrement, il traverse le territoire, la zone où je vis. Une des sections, que j’aime particulièrement, longe le ruisseau; à cet endroit on a presque l’impression d’être en forêt.

Sur les sentiers
L’autre jour alors que je marchais dans le petit boisé, j’ai entendu quelqu’un siffler bruyamment. Comme je ne savais pas d’où provenait l’avertissement, j’ai regardé instinctivement à ma droite, vers les cours arrière des maisons qui bordent le sentier, en pensant que quelqu’un appelait son chien. À ce moment, un autre sifflement plus fort s’est fait entendre. J’ai regardé derrière moi et un Eddy Merckx, un Lance Armstrong local, habillé en tenue de compétitions me dépassa en trombe. Il devait faire entre trente et trente-cinq kilomètres à l’heure. Je me suis tassé sur le côté en le regardant passer.

Si on voyait ces mêmes ratios de vitesse transposés sur les routes, nous serions tous sidérés par leur ampleur. La marche normale et dynamique se situe à une vitesse médiane de 5 km/heure et la vitesse normale standard à vélo est de 20 km/heure. Si je marche à 5 km/heure et que le siffleur arrive à trente-cinq kilomètres/heure, il va sept fois plus vite que moi. Allons maintenant sur l’autoroute où la vitesse est limitée entre 60 et 100 km/heure. Une automobile roule, disons à 100 km/heure, une autre voiture klaxonne derrière, et la dépasse à 700 km/heure. C’est évidemment trop vite et je suis convaincu que ça ne serait pas toléré. Malheureusement, pour les piétons, c’est quelque chose qui arrive assez souvent.

Même si la majorité des cyclistes partagent les sentiers avec les piétons de façon respectueuse, il y en a plusieurs qui utilisent ces chemins comme des pistes de course avec les piétons comme obstacles dynamiques. Mais ça, ce n’est pas nouveau, dans la chaîne alimentaire des modes de transports, le prédateur alpha est l’automobiliste, le cycliste – quoi qu’on en dise – est en deuxième position. Le piéton lui fait office de phytoplancton, ou de zooplancton. Parce qu’il est le moins rapide, il est dans le chemin de tout le monde – même sur les trottoirs qui lui sont pourtant réservés.

Sur les trottoirs
Dans la nouvelle normalité dans laquelle nous nous vivons, plusieurs d’entre nous avons remarqué que les trottoirs ne sont pas très larges. Il est impossible de garder une distanciation sociale sur 4 pieds de largeur. Si l’on y ajoute des bicyclettes, le problème est vite décuplé. Parce qu’elles ont des roues, la solution la plus logique est de voir ces vélos circuler sur les routes. La ville de Moncton a même un arrêté (no T-410[1]) où il est stipulé qu’il « est interdit d’utiliser un trottoir autrement que pour un usage piétonnier […] » En 2012, la police de Moncton a resserré brièvement les règlements et donné quelques contraventions, mais il semble que depuis il y a eu un relâchement considérable[2].

À toute les fois que je vois un cycliste s’approcher sur un trottoir, je me demande pourquoi il a pris cette décision. Pourquoi rouler sur un trottoir avec des trous et des bosses lorsqu’une piste cyclable existe juste à côté? C’est un grand mystère qui s’explique peut-être par la peur d’être happés par un véhicule. Ce qui est étonnant et déconcertant tout à la fois, c’est qu’ils n’ont aucune crainte de nous frapper, le danger n’existe que pour eux. Nous, les piétons, nous ne sommes qu’une espèce en voie de disparition, une extinction qui n’arrive pas assez rapidement pour certains.

Daniel H. Dugas
le 22 mai 2020

[1] ARRÊTÉ no T-410, Ville de Moncton
http://www5.moncton.ca/docs/bylaws/By-Law_T-410_Use_of_Streets-arrete_utilisation_rues.pdf

[2] Moncton police crackdown on cyclists
https://www.cbc.ca/news/canada/new-brunswick/moncton-police-crackdown-on-cyclists-1.1267573

 

May 9, 2020
admin

The value of ours lives (2020)

The Covid-19 pandemic has given us a chance to know what our leaders think of the value of ours lives. If this isn’t cool, it is at least interesting.

Yes, life is complicated and we know, priceless. Nevertheless, there are methods to assess the value of a life, which is also a complicated thing to do. Different economists will come up with different results. It all depends on the angle that is chosen. Two basic and often quoted methods to monetize and estimate the value of a life are the VSL (value of statistical life) and the QALY (value of a quality-adjusted life-year). In the U.S., the Office of Management and Budget puts the value of a human life in the range of $7 to $9 million. We can assume that the numbers in Canada are near those of the US. As we also know how much money the governments have thrown at the coronavirus crisis so far, we should be able to calculate how far our societies will go to preserve life or decide to let some go.

The whole situation is a conundrum at best or a Hobson Choice at worst: we live next to a factory that spews toxins over our communities, but that is where we work.

See also: The Cost of a Human Life, Statistically Speaking

Photo, Library of Congress: Residents of shack town making daily round through the city dump looking for anything of value. Dubuque, Iowa | Vachon, John, 1914-1975, photographer


 

Your Life Is Worth $10 Million, According To The Government
NPR, July 17, 20208:01 AM ET

https://www.npr.org/sections/money/2020/07/17/870483369/your-life-is-worth-10-million-according-to-the-government

Daniel H. Dugas

Artiste numérique, poète et musicien, Daniel H. Dugas a participé à des expositions individuelles et de groupe ainsi qu’à plusieurs festivals et événements de poésie en Amérique du Nord, en Europe, au Mexique et en Australie. Son treizième recueil de poésie « émoji, etc. » / « emoji, etc. » vient de paraître aux Éditions Basic Bruegel.

Daniel H. Dugas is a poet, musician, and videographer. He has participated in solo and group exhibitions as well as festivals and literary events in North America, Europe, Mexico, and Australia. His thirteenth book of poetry, 'émoji, etc.' / 'emoji, etc.' has been published by the Éditions Basic Bruegel Editions.

Date : Mars / March 2022
Genre : Poésie / Poetry
Français / English

émoji, etc. / emoji, etc.

Date: Mai / May 2022
Genre: Vidéopoésie/Videopoetry
Français/English

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