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Sep 23, 2010
admin

La revue Liaison vient de publier une critique de Hé! (2010)

Extrait:

« Tout le charme du recueil tient dans l’élaboration de cette réflexion existentielle sur un ton ludique, décapant, foisonnant de liberté, en se servant d’un cadre discursif contraignant mais libérateur.  En fait, l’énergie du discours est peut-être la meilleure expression de la liberté existentielle évoquée, faisant de ce recueil un joyeux géant qui rit. »

Gille Lacombe

Liaison no 149, Automne 2010 p.57

 

 

Feb 2, 2008
admin

Même un détour serait correct (2008)

Une critique de Même un détour serait correct par Antonio D’Alfonso qui a paru dans la revue Liaison, n° 138, hiver 2007-2008, p. 54.

MemeUnDetour

PLUS QUE LA COUVERTURE (l’habit), ce sont les épigraphes qui aident à mieux comprendre un livre. Ces installations métaphoriques agissent, telles des signalisations routières. On le sait, un recueil de poésie n’a pas besoin de ce genre d’indicateur de sens. Heureusement, un vers est le moins linéaire des phrases, ce pont qui permet à notre imagination de vaguer à travers tous les sens. Disons simplement que, de temps en temps, le poète cherche, en citant un autre écrivain, à limiter les divagations chez le lecteur. Un clin d’œil.

Daniel Dugas de l’Acadie utilise trois épigraphes: un de Charles Bukowski, un autre de Léo Ferré et le dernier d’Herbert Read. Au fur et à mesure que nous avançons dans notre lecture, chacun révèle l’engagement politique de l’auteur, qui pointe clairement dans une certaine direction. Me voici, semble-t-il dire.

Le premier poème du livre s’ouvre sur « des monstres », et le dernier se termine avec « de la faible lueur au bout des tunnels ». Ce n’est pas un hasard si Dugas clôt le premier poème sur les monstres avec le vers « des fils d’Ariane » et cite à la fin son recueil de tunnels. Même un détour serait correct est un livre sur le sens que prennent les choses, plus que leur signification leur direction, ou plus exactement, la non-signification des choses qui reviennent au point de départ. On détale dans ce dédale de la « noirceur » avec l’espoir de se trouver là où « la plus petite lueur/est encore la chose la plus brillante de l’Univers ».

Ce n’est non plus un hasard si Dugas cherche à donner du sens à ce qui semble abstrait. Il se réfère au mathématicien suisse Leonhard Euler et s’amuse avec son idée des sept ponts de Königsberg pour écrire une forte et brillante section poétique, « Le problème du pont de Königsberg ». Comment traverser ce monde sans jamais utiliser le même pont deux fois de suite? C’est malheureusement impossible. Euler l’a démontré́ dans le dix- huitième siècle. Dugas semble croire que oui, tout est possible.

Si cela est vrai, contentons- nous des détours, allons dans le sens contraire du raccourci. Allons par le plus long chemin. Dugas propose une solution bien originale à ce problème mathématique de la répétition : «l’histoire des ponts/c’est l’histoire des désirs d’aller de l’autre coté́/d’aller vers l’autre». L’autre voie, c’est «le pont qui bouge pendant que l’eau reste immobile ».

J’aime quand un poème me faire rêver à l’Ailleurs et, chez Daniel Dugas, l’Ailleurs, c’est toujours la réalité́. Aucune immobilité́, aucune stagnation: les titres des poèmes sont des verbes à l’infinitif (sauf trois, les substantifs utilisés dans le premier vers de chaque section) présentes tous en ordre alphabétique (comme des ordres ?). Le recueil se divise en trois sections : « L’effondrement de l’architecture », « Le problème du pont de Königsberg» et «Porte-Bonheur», où les poèmes y sont disposés dans une mise en page singulière: dans la première section, ils sont alignés à la gauche de la marge ; dans la deuxième, ils sont centrés, et dans la dernière, Daniel Dugas les aligne à la marge de droite. Indice d’une trinité́ du bonheur? Possible. Parfaitement, maïeutiquement, «une oasis pour les assoiffés… les affamées… les blessés…».

 

Daniel Dugas, Même un détour serait correct, poésie, les Éditions Prise de parole, Sudbury, 2006, 86 pages.

 

pdf http://www.erudit.org/culture/liaison1076624/liaison1080654/40651ac.pdf

 

Daniel H. Dugas

Artiste numérique, poète et musicien, Daniel Dugas a participé à des expositions individuelles et de groupe ainsi qu’à plusieurs festivals et événements de poésie en Amérique du Nord, en Europe, au Mexique et en Australie. Son neuvième recueil de poésie L’esprit du temps / The Spirit of the Time vient de paraître aux Éditions Prise de parole.

Daniel Dugas is a poet, musician and videographer. He has participated in solo and group exhibitions as well as festivals and literary events in North America, Europe, Mexico and Australia. His ninth book of poetry: L’esprit du temps / The Spirit of the Time has just been published by Les Éditions Prise de parole.

Daniel Dugas es poeta, músico y videocreador. Ha participado en exposiciones individuales y colectivas, festivals y eventos literarios en Norteamérica, Europa, México y Australia. Acaba de publicar su noveno poemario, L’esprit du temps / The spirit of time (Les Editions Prise de parole).

L’esprit du temps / The Spirit of the Time est un projet de transmutation du paysage publicitaire en paysage poétique. Ce livre est à la fois un livre de photographie, un recueil de poésie et un essai lucide mais ludique sur notre société matérialiste. Il a été produit en numérique et imprimé en quantité limitée.

Date : Décembre 2015
Genre : Poésie
Collection : Poésie
ISBN : 9782894239629

Éditions Prise de parole

http://www.prisedeparole.ca/auteurs/?id=148

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