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Oct 19, 2015
admin

Querelles de famille (2015)

(Entre le mérite artistique et la situation financière, il ne faut pas y mettre le doigt.)

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D’après l’Agence du revenu du Canada, le mérite artistique désigne la qualité d’une exposition artistique, d’une présentation de spectacle ou d’une prestation [1]. Le Conseil des arts du Canada — comme tous les conseils des arts provinciaux — privilégie la méthode de l’évaluation par les pairs tout en notant que « si cette méthode n’est pas parfaite elle reste la meilleure pour cerner les habiletés exceptionnelles et le mérite artistique dans le domaine des arts » [2]. Le Conseil des arts du Canada parle même de la primauté du mérite artistique [3]. C’est là un des piliers fondamentaux dans l’octroi des subventions.

Mais qu’est-ce que le mérite artistique sinon la matérialisation d’un talent artistique? Le talent, on le rappelle, est une aptitude, une capacité particulière, une habileté, naturelle ou acquise, pour réussir en société et dans une activité donnée [4]. La concrétisation quant à elle, c’est rendre concret ce qui est abstrait et demande toujours une certaine aisance financière. Le talent est depuis toujours rattaché à l’argent, c’est une mesure de la richesse. Chez les Grecques et les Romains, il était une unité de poids pour mesurer justement l’or et l’argent.

Dans tous les conseils des arts, il y a une autre règle d’or : la situation financière d’un candidat n’est pas un critère pertinent [5]. C’est-à-dire qu’il ne faut pas en tenir compte de la situation financière d’un artiste pour poser un jugement. Qu’il soit pauvre ou riche, c’est le mérite artistique qui compte. Mais comment départager le mérite artistique avec la situation financière d’un artiste? Est-il possible de faire la part des choses, de voir l’un en ignorant l’autre? Comme il est difficile de dire que la pauvreté n’est pas un obstacle à la bonne santé, à un régime alimentaire nutritif, à l’éducation, etc., il est difficile de dire que l’aisance financière n’affecte pas, de façon positive, le parcours d’un individu.

Nous vivons dans une époque de progrès et de technologie où de plus en plus d’artistes utilisent des dispositifs techniques sophistiqués qui sont de plus en plus coûteux. Cette séparation, du mérite artistique et de l’état financier, pourrait être relativement facile dans le cas d’un artiste qui n’utiliserait que le crayon et le papier, mais cet exercice pourrait s’avérer un peu plus difficile dans le cas d’un artiste qui créerait des installations interactives, ou des œuvres vidéo en format 4k UHD ou encore 8k UHD [6]. Est-ce qu’un vidéaste vivant sous le seuil de la pauvreté et qui utiliserait une caméra SD [7] pourrait rivaliser avec un vidéaste qui filmerait en format 8k? On pourrait dire que le premier est un amateur et que le second est un professionnel, que le premier amorce sa carrière et que le deuxième est au sommet de celle-ci. Mais disons que les deux sont au même niveau. On pourrait alors dire que c’est l’idée, le concept qui importe, que la qualité de l’œuvre n’a rien à voir avec ce qui la porte. C’est vrai, mais il est également vrai que la qualité d’une œuvre visuelle est jugée par son apparence. L’œuvre ne sera pas vue de la même manière, c’est évident. On ne compare pas la miniature avec le monumental.

Si nous devons nous abstenir de tenir compte de la situation financière d’un artiste, il faudrait que les artistes limitent le type de matériel d’appui qu’ils doivent soumettre pour soutenir leurs demandes au strict minimum, c’est-à-dire que les exemples d’œuvres antérieures ainsi que l’œuvre proposée devraient être contenus que dans de simples descriptions. Si nous voulions vraiment considérer toute chose comme égale, sans les distorsions de la situation financière, c’est de cette façon que nous devrions nous y prendre. Mais il serait absurde d’évaluer des projets visuels en étudiant que des documents textuels. La solution est pragmatique, la réalité l’impose : le mérite artistique et la situation financière sont intimement liés; les deux sont essentiels pour mesurer et calibrer l’excellence. Continuer à ignorer la réalité, c’est perpétuer la discrimination socio-économique qui s’est, au fil des ans, institutionnalisée presque à notre insu.

Le mérite artistique existe parce qu’il est rendu possible par un appui financier. Le talent est la source, mais l’argent est toujours l’outil qui lui permet de s’épanouir. Si le projet de création demeure pour certains une entreprise possible, il est pour d’autres une aventure presque impossible. Malheureusement, comme la parabole des talents le soulignait « on donne à celui ou celle qui a. Les autres pourront se faire jeter dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents [8]. »

Daniel H. Dugas
19 octobre 2015

[1] Agence du revenu du Canada, Activités artistiques et enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance, http://www.cra-arc.gc.ca/chrts-gvng/chrts/plcy/cgd/rts-ctvts-fra.html

[2] Conseil des arts du Canada, L’évaluation par les pairs au Conseil des arts du Canada : comment sont prises les decisions, http://conseildesarts.ca/conseil/subventions/evaluation-par-les-pairs

[3] Conseil des arts du Canada, Document d’information : Révision des programmes de subventions de fonctionnement du Conseil des arts du Canada, http://conseildesarts.ca/~/media/files/council%20-%20fr/francais_review_ogp_finale.pdf p. 5

[4] Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, Talent, http://www.cnrtl.fr/definition/talent

[5] Le Conseil des arts du Nouveau-Brunswick, Lignes directrices pour le jury / Programmes de Création et Documentation, 1250E-Guidelines to the Jury. (Document interne)

[6] Office québécois de la langue française, 2014. Ultra-haute définition. Haute définition qui correspond à un affichage constitué de 2160 ou de 4320 lignes horizontales composées respectivement de 3840 et de 7680 pixels. http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26528997

[7] Office québécois de la langue française, 2014. Définition standard, Définition des images analogiques et numériques qui correspond généralement à un affichage de moins de 720 lignes horizontales de pixels.  http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26529060

[8] Wikipédia, Parabole des talents, https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents

 

Nov 15, 2012
admin

Hélas ! Atlas !

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Brume et réalité ! nuée et mappemonde !
Victor HUGO

KEYWORDS : visualisation, cartographie, cartogramme, Facebook, élection présidentielle 2012, Amérique violette

Récemment, en ouvrant mon compte Facebook, j’ai vu une image composée de deux cartes géographiques des États-Unis. La première carte illustrait les résultats des récentes présidentielles américaines [1]. On y voyait en bleu les états qui avaient voté pour les démocrates et en rouge les états républicains. La deuxième carte, datée de 1846, était une représentation des états abolitionnistes et esclavagistes avant le début de la guerre civile américaine.

Ce qui frappait au premier coup d’œil était l’apparente similarité des deux cartes, on aurait dit que la distribution des forces politiques était la même. Les états et les territoires abolitionnistes de 1846 correspondaient plus ou moins aux états démocratiques de 2012 alors que les états et territoires esclavagistes se retrouvaient dans le camp des gains républicains. L’effet était si prenant que j’ai immédiatement partagé l’image. Ce commentaire cartographique de Michelle Lawrence était accompagné de deux petites phrases : “Sometimes change is really hard especially when people don’t want to change. Just something to ponder.”

Effectivement, en examinant les deux cartes on a bien l’impression que rien n’a changé. Bref, comme le dit l’adage, plus ça change, plus c’est pareil.

Il y a dans les cartes géographiques quelque chose qui inspire le respect, un air de vérité, d’authenticité. Il est difficile de mettre en doute le réel proposé par une carte, c’est peut-être parce que nous une confiance cartographique innée. Quoi qu’il en soit, j’étais là devant cette image terrifiante d’un monde immuable, déçu d’avoir fait un si long voyage pour finalement être revenu au point de départ. Après quelques minutes, mon enthousiasme à partager s’est vite transformé en interrogation. Quel était le réel qui s’étalait devant moi ? Est-ce que le monde d’aujourd’hui est le même que celui d’hier ?

Afin de remettre le tout dans un contexte historique et de voir si l’électorat américain avait changé de position au fil du temps, je me suis mis à penser à d’autres élections présidentielles. Le raz-de-marée conservateur de Ronald Reagan de 1984 me revenait à l’esprit. Ce fut une victoire décisive des conservateurs qui n’avait épargné que le Minnesota et Washington, D.C. À l’autre bout du spectrum, il y a l’élection de 1936 où Franklin D. Roosevelt fut réélu triomphalement ne laissant aux républicains que deux petits états, le Maine et le Vermont. L’élection de Jimmy Carter en 1976 plaçait dans le camp démocrate tous les états du sud souvent associés aux républicains — une carte étrange, très différente de celle de 2012. [2]

J’avais de la difficulté à concilier toutes ces nouvelles cartes géographiques à ce discours d’immuabilité politique sous-tendu par la première image. Est-ce que les choses avaient ou n’avaient pas changées ? En regardant les résultats d’anciennes élections présidentielles, il est évident qu’il y a eu de nombreux changements, progressistes et conservateurs. Le problème avec le commentaire de Michelle Lawrence c’est qu’il est réducteur et racoleur et la difficulté de réconcilier ce qui est vu et ce qui est dit réside en partie dans l’utilisation de cartes qui ne parlent pas de la même chose. En nous présentant des images qui se ressemblent, elle nous offre une vision simplifiée du passé et du présent. Une vision tronquée, presque truquée de la réalité. On parle abondamment de l’Amérique polarisée et cette image vient soudainement témoigner de cette division. Si c’est la diversité du vote aux États-Unis qui nous intéresse, il faudrait, pour avoir une meilleure vue d’ensemble, consulter les cartes de l’Amérique violette (Purple America) [3] ou encore la surprenante série de cartogrammes des résultats des élections présidentielles de 2012 réalisée par Mark Newman de l’Université du Michigan. [4]

Cartogramme des élections présidentielles étatsuniennes-comté par comté, Mark Newman

Mais voilà, c’était fait, je venais, dans un élan d’enthousiasme irréfléchi (comme c’est souvent le cas sur internet), rejoindre 45 000 autres utilisateurs de Facebook qui venaient eux aussi de partager le commentaire. La proposition visuelle des deux images juxtaposée semblait de prime à bord offrir une synthèse éloquente, mais en fin de compte nous avons tous été dupés. Le raccourci n’était pas un piège, ce n’était qu’un cul-de-sac.

Daniel Dugas
12 novembre 2012

Notes
[1] Compte Facebook Michelle Lawrence, 10 novembre, 2012
http://www.facebook.com/michelle.lawrence.92754
[2] Le site internet 270 to win  offre des cartes interactives de toutes les élections présidentielles depuis 1789. Afin de remettre les cartes dans leur contexte, on dresse une liste des grandes questions de l’actualité de l’époque. http://www.270towin.com/ 10 novembre 2012
[3] Robert J. Vanderbei, Election 2004 Results: http://www.princeton.edu/~rvdb/JAVA/election2004/ 10 novembre 2012
[4] Mark Newman, Department of Physics and Center for the Study of Complex Systems, Maps of the 2012 US presidential election results : http://www-personal.umich.edu/~mejn/election/2012/
voir aussi : 2012 U.S. Election Visualizations, Christopher G. Healey, Department of Computer Science, North Carolina State University http://www.csc.ncsu.edu/faculty/healey/US_election/

 

Sep 27, 2012
admin

Une Chance (2012)

Ce texte a été écrit dans le cadre des consultations publiques du Renouvellement de la politique culturelle 2012 au Nouveau-Brunswick.

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Un artiste ne peut attendre aucune aide de ses pairs.
Jean Cocteau

Les artistes sont les juges compétents de l’art, il est vrai, mais ces juges compétents sont presque toujours corrompus. Un excellent critique serait un artiste qui aurait beaucoup de science et de goût, sans préjugés et sans envie. Cela est difficile à trouver.
Voltaire

Si ces deux citations évoquent un certain malaise, la situation actuelle de l’artiste et de l’art pourrait être beaucoup plus sérieuse qu’on ne le pense. Les arts, quoiqu’on en dise, ne sont pas nécessaires à la survie de l’humanité. Ils sont peut-être indispensables à la survie de certains individus, j’en conviens et j’en suis un pour qui l’importance de l’art est essentielle, mais l’humanité est très peuplée. On se rappellera que les arts et la créativité se trouvent au sommet de la fameuse pyramide des besoins d’Abraham Maslow [1], si le sommet est une position enviable, la vue y est très belle, c’est malheureusement la représentation du besoin le moins pressant à combler. L’art semble être au-dessus, mais se trouve derrière les besoins d’appartenance, les besoins de sécurité du corps et de l’emploi, derrière les besoins physiologiques; manger, boire, dormir, respirer. Cette affirmation peut sembler cruelle, surtout pour les artistes qui persistent à créer contre vents et marées, mais elle reflète une cruelle vérité.

La beauté de la chose et la difficulté de la chose, c’est que les artistes feront ce qu’ils ou elles pensent devoir faire. On parle de vocations, de penchant impérieux qu’un individu ressent pour une profession. Quoi qu’on en dise, un artiste n’est pas comme un agent d’assurances, un analyste financier, un anthropologue, un anesthésiste réanimateur, un archéologue, un avocat, un cardiologue, un charcutier, un chef cuisinier, un concierge, un conseiller en toxicomanie, un démographe, un dentiste, un dynamiteur, un directeur du marketing, un économiste, un électricien, un facteur, un géologue, un historien de l’art, un infirmier, un ingénieur minier, un journaliste, un linguiste, un mathématicien, un négociateur en bourse, un pharmacien, un sapeur, un technicien en construction aéronautique, un téléphoniste, un traducteur ou un zoologiste. L’artiste est le seul qui soit prêt à faire son devoir sans rémunération. Personne d’autre n’est prêt à commettre une telle bêtise, aucune autre profession n’offre ça.

Il n’y a pas si longtemps un artiste qui exposait son travail dans une galerie s’attendait à recevoir un cachet CARFAC pour sa participation [2]. Ce temps est révolu, et ce même s’il y a une campagne publicitaire qui circule sur la toile et qui trompette : Je suis un artiste, ça ne veut pas dire que je travaille gratuitement. La fanfare perd un peu d’ardeur lorsqu’on réalise qu’en octobre 2011 la campagne de réélection de Barack Obama lançait un appel d’offres invitant des graphistes à faire don de leurs dessins pour une affiche [3]. Il y a de plus en plus d’artistes qui sortent des écoles d’art, toujours plus nombreuses, de plus en plus de demandes de bourses, d’expositions, de plus en plus d’effervescence. Ce bouillonnement d’activités coïncide avec l’émergence d’une nouvelle sensibilité de partage; on n’a qu’à penser aux conditions de réutilisation ou de distribution d’œuvres, établies par Creative Commons [4] ou encore le phénomène de l’externalisation ouverte (crowdsourcing) [5] . Dans le fond tout ça c’est excellent, le problème c’est que les administrations ne vont pas toujours au même rythme que les administrés. Comment rationaliser, comprendre d’une manière cohérente et logique la dynamique de développement d’un centre d’artiste autogéré qui reçoit plus de 200 demandes par année alors qu’il n’offre que 3 expositions ! Quelles sont les possibilités qui s’offrent aux artistes émergents ou encore à ceux et celles qui réémergent ? Nous vivons dans une société de concurrence et les arts font face à la même musique, à la même folie. La réalité, c’est qu’un artiste est maintenant heureux, bienheureux de participer à un événement, de faire partie d’une exposition, et ce même s’il n’y a pas de cachet, car on le sait maintenant, l’invisibilité tue.

Que peut-on faire devant une telle réalité ? Investir plus d’argent dans les arts ? Sûrement, c’est une solution, mais là n’est l’objet de mon intervention. Ce que j’aimerais suggérer ici, ce n’est pas une augmentation des budgets, c’est l’introduction d’un élément de flexibilité, de spontanéité dans le lourd appareil bureaucratique de l’administration des arts. Pour ceux et celles qui ont participé à un jury ou pour les agents des Conseils des Arts, il est évident que ce n’est pas toutes les bonnes demandes qui reçoivent des bourses. Il est toujours malheureux, en fait déchirant, de voir des projets de très grandes qualités tomber dans l’oubli et la négation. La solution que je propose est la suivante : que les Conseils des Arts réservent un pourcentage du budget total d’un jury, d’une compétition ou d’un programme, disons par exemple de 5 % d’un budget de 140,000 $ (7,000 $) et qu’ils procèdent à un tirage au sort avec les demandes qui se sont distinguées, mais qui n’auraient pas reçu de bourse. Cette façon de procéder ne réglerait pas tous les problèmes qui existent, mais donnerait la chance à quelqu’un qui n’en aurait pas eu. Cette chance me semble être quelque chose d’essentiel. Cocteau et Voltaire l’ont bien remarqué. Si les artistes ne peuvent pas toujours compter sur leurs pairs pour les aider, le hasard pourrait s’en charger.

Daniel Dugas
Moncton, 26 septembre 2012

Daniel Dugas porte plusieurs chapeaux, une calotte de poète, un bonnet de vidéaste, une casquette de musicien et un feutre de graphiste. Son travail est visible à www.daniel.basicbruegel.com

 

[1] Site officiel de Abraham Maslow: http://www.maslow.com/
Wikipédia Abraham Maslow: http://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Maslow
[2] CARFAC: http://www.carfac.ca/
[3] Rolling Stone Magazine, TIM DICKINSON, Obama Solicits Designers to Work – Unpaid – on … Jobs Poster! http://www.rollingstone.com/politics/blogs/national-affairs/obama-solicits-designers-to-work-unpaid-on-jobs-poster-20111019
Voir, Art Works a poster contest to support American Jobs : https://my.barackobama.com/page/s/artworks-submission
Voir, Design for Obama: http://designforobama.org
[4] Creative Commons: http://creativecommons.org/
[5] Externalisation ouverte : Pratique qui consiste pour une organisation à externaliser une activité, par l’entremise d’un site Web, en faisant appel à la créativité, à l’intelligence et au savoir-faire de la communauté des internautes, pour créer du contenu, développer une idée, résoudre un problème ou réaliser un projet innovant, et ce, à moindre coût. Office québécois de la langue française, 2010

 

Daniel H. Dugas

Artiste numérique, poète et musicien, Daniel Dugas a participé à des expositions individuelles et de groupe ainsi qu’à plusieurs festivals et événements de poésie en Amérique du Nord, en Europe, au Mexique et en Australie. Son neuvième recueil de poésie L’esprit du temps / The Spirit of the Time vient de paraître aux Éditions Prise de parole.

Daniel Dugas is a poet, musician and videographer. He has participated in solo and group exhibitions as well as festivals and literary events in North America, Europe, Mexico and Australia. His ninth book of poetry: L’esprit du temps / The Spirit of the Time has just been published by Les Éditions Prise de parole.

Daniel Dugas es poeta, músico y videocreador. Ha participado en exposiciones individuales y colectivas, festivals y eventos literarios en Norteamérica, Europa, México y Australia. Acaba de publicar su noveno poemario, L’esprit du temps / The spirit of time (Les Editions Prise de parole).

L’esprit du temps / The Spirit of the Time est un projet de transmutation du paysage publicitaire en paysage poétique. Ce livre est à la fois un livre de photographie, un recueil de poésie et un essai lucide mais ludique sur notre société matérialiste. Il a été produit en numérique et imprimé en quantité limitée.

Date : Décembre 2015
Genre : Poésie
Collection : Poésie
ISBN : 9782894239629

Éditions Prise de parole

http://www.prisedeparole.ca/auteurs/?id=148

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