Feb 4, 2016
admin

Dichotomy in Black and White (2015-2016)

Dichotomy in Black and White is the pictorial collision of individually born projects juxtapostioned into new scenarios. Valerie LeBlanc and I have set up Dichotomy to breathe new life into previously created works. On a monthly basis, images once captured, filed and sometimes forgotten, will be brought back from our archives to face each other, to share in the light.

The project can be seen on JUiCYHEADS

DICHOTOMY-11a-WPDICHOTOMY-11b-WP

DOWNTOWN VS DO_WILD_LOOPS DO_WILD_JUMPS
February 4, 2016


dichotomy10a-BW-WPdichotomy10b-bw-WP

IN TRANSIT VS TRANSITORY
January 5, 2016


dichotomy9a-WPdichotomy9b-WP

A NEEDLE IN A HAYSTACK VS THE GHOST SQUID
December 6, 2015


DICHOTOMY-8a-WPDICHOTOMY-8b-WP

GOLD VS RUSH
November 1, 2015


DICHOTOMY7b-WP

THE RED CARPET VS MPB EARTH
October 3, 2015


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CAMILLE, ANDREW, KATRINA AND CO. VS CAMEO
September 8, 2015


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TIME TRAVEL IN THIS MOMENT VS HOW MANY LUXURY CARS IN YOUR TOWN?
August 6, 2015


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ROCKS VS INK ON PAPER
July 5, 2015


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LONG ARMS VS. OILY FINGERS
June 10, 2015


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SILHOUETTE WALKER VS SILHOUETTE MUDSC
MAY 23, 2015


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KANGAROO VS QM
April 2015

Jan 27, 2016
admin

Une décennie de mouvance poétique (2016)

Astheure publiait au mois de novembre dernier une critique de « L’Acadie n’est pas une carte postale ». Ce spectacle hommage à Gérald Leblanc était présenté dans le cadre du Festival international de littérature à Montréal le 28 septembre 2015. Bien content de lire les commentaires de Geneviève D’Ortun sur ma prestation.

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Crédit photo : Pierre Crépô.

Des voix de l’Acadie actuelle à l’Acadie n’est pas une carte postale : une décennie de mouvance poétique marquée par l’héritage de Gérald Leblanc – Geneviève D’Ortun

27 novembre 2015 · par Astheure · dans Critique artistique.
L’Acadie n’est pas une carte postale, Éric Cormier [direction artistique et littéraire], Montréal, Festival international de littérature, 28 septembre 2015. Soirée de poésie.

Le décor du Lion d’Or est rouge ce soir, comme la majestueuse éclipse lunaire que l’univers nous a servie hier. Nous sommes dans cette salle à l’ambiance très chaleureuse, voire utérine, pour goûter la poésie présentée au Festival international de littérature (FIL), mais aussi pour marquer un triste anniversaire: celui du départ, il y a dix ans, du poète acadien Gérald Leblanc, instigateur d’un mouvement artistique urbain résolument ancré dans l’authenticité et toujours d’actualité. La salle est rouge, mais l’atmosphère est teintée de bleu. De bleu mouvant…

Soulignons qu’en mai 2004 ce même lieu s’animait pour accueillir Les voix de l’Acadie actuelle, une soirée orchestrée par Gérald Leblanc réunissant Frédric Gary Comeau, Bernard Falaise, les Païens, Marc Chops Arsenault, Éric Cormier, France Daigle, Judith Hamel, Christian Roy, Serge Patrice Thibodeau et Marie-Jo Thério. Plusieurs de ces artistes foulent à nouveau les planches du Lion d’Or ce soir pour scander que « l’Acadie n’est pas une carte postale ».

Gérald, je te connais à travers tes très fidèles amis, des artistes pour qui ton énergie vibre encore au quotidien, des gens dont tu teintes toujours les souvenirs d’un éclat de rire. Je te connais à travers ta plume puisque je n’ai pas eu la chance de te croiser ici-bas avant le 30 mai 2005, jour de ton départ. Ce soir, j’ai soif de ta poésie, j’ai hâte de te découvrir à travers le regard de tes anciens complices.

Après une introduction flamboyante du poète Jean-Paul Daoust, maître de cérémonie pour la soirée, Éric Cormier, le concepteur de l’hommage, donne le coup d’envoi. Se succèdent ensuite une projection du court-métrage Mouvance de Chris LeBlanc et des performances de Gabriel Robichaud, Georgette LeBlanc, Fredric Gary Comeau, Joseph Edgar, Daniel Dugas, Serge-Patrice Thibodeau et Marie-Jo Thério, le tout accompagné en musique par les délicieuses ambiances de Marc Chops Arsenault (basse), Bernard Falaise (guitare) et Philippe Melanson (percussions) et tissé de lectures d’œuvres de Leblanc choisies par Jean-Paul Daoust.

La réunion éclectique d’artistes de L’Acadie n’est pas une carte postale donne lieu à quelques moments de partage particulièrement réussis, denrées trop rares (et donc savoureuses) lors des conventionnelles soirées de poésie. Quel plaisir que de redécouvrir le court-métrage Mouvance qui nous fait sillonner Moncton en suivant la voix de Leblanc accompagnée des Païens[1], de rigoler devant la spontanéité désarmante de Georgette LeBlanc, d’être bercé par la voix envoûtante de Fredric Gary Comeau qui mord dans ses mots jusqu’à en briser le sens pour créer un nouveau rythme… Au chapitre des lectures percussives, le public est bien servi ce soir: les chansons enlevantes offertes par un Joseph Edgar à l’énergie communicatrice viennent agréablement ponctuer l’événement. La contribution originale de Daniel Dugas dans cet amalgame poétique vient quant à elle des montages audio-vidéo très réussis qui accompagnent ses lectures: les associations d’images proposées frappent l’imaginaire du public et fournissent à ses textes une nouvelle profondeur. Et, bien entendu, la vocaliste et improvisatrice hors pair Marie-Jo Thério rayonne sur scène, illuminant le Lion d’Or par la poésie incarnée que sont les mots de Leblanc dans sa bouche : une grandiose finale pour une soirée qui pourrait autrement, de par son format conventionnel, sombrer dans la répétition et l’uniformité.

Là où l’événement perd de son panache, c’est dans sa structure répétitive, donc prévisible, et dans ses longueurs… Déception ici face à l’uniformité des nuances dans la lecture de Gabriel Robichaud qui offre au public une performance plutôt égale sur un ton révolté et à un fort volume d’un texte coécrit avec Jean-Philippe Raîche. Complètement aux antipodes côté intensité, Serge Patrice Thibodeau livre, plus tard dans la soirée, une performance s’étirant en longueur, heureusement colorée par des interventions musicales inventives de Bernard Falaise à la guitare.

Une question subsiste à la suite de cette soirée-hommage à Gérald Leblanc: comment pourrions-nous revisiter le format traditionnel des soirées de lecture avec musique de manière à créer un spectacle engageant et mémorable ? Une partie du problème se trouve peut-être dans la courte préparation habituellement dévolue à la mise en place d’un tel événement. Bien entendu, la rencontre spontanée entre plusieurs artisans des mots et des sons peut donner lieu à des moments d’abandon et de communion d’une force brute ou encore permettre l’expression d’une fragilité ou d’une vulnérabilité troublantes: lorsque des artistes improvisent sans filet, ils embrassent le risque, ils foncent, ils se font confiance, ils se livrent et s’accueillent. Or, dans ce cas-ci nous ne sommes pas dans l’improvisation pure: le matériau de base de chaque segment est déterminé par le choix du poème et de son interprétation par l’auteur. Des périodes de répétition et d’exploration plus longues entre les invités et les musiciens permettraient peut-être de dégager plus clairement les ambiances et les sonorités particulières des textes…

Malgré l’impact de l’œuvre de Leblanc en poésie francophone nord-américaine (en entrevue, Jean-Paul Daoust le compare à Miron), le Lion d’Or n’est pas plein ce soir. Face à la diminution de la fréquentation de spectacles en salle, les artisans de la scène se voient contraints de redoubler d’efforts pour attirer le public, et la soirée de poésie n’échappe pas à ce phénomène. Peut-être que l’intérêt de ce type d’événement passe obligatoirement par une réflexion et une refonte de son format de la part de ses principaux créateurs (poètes, musiciens et concepteurs), car il ne suffit plus de simplement enchaîner des rencontres pour orchestrer un spectacle au contenu substantiel. Gérald aurait dit : « Surprenez-moi »…

Finalement, le pari de L’Acadie n’est pas une carte postale est presque gagné: des thèmes chers à Leblanc (le voyage, la quête d’identité, le positionnement social) ont été soulignés par les auteurs invités afin de créer un hommage en tissant des ponts entre son œuvre et la poésie actuelle. Par contre, la partie « hommage » de la soirée, bien que très tangible dans l’animation de Jean-Paul Daoust, n’est distillée que par quelques rares commentaires de Fredric Gary Comeau et de Joseph Edgar. Elle ne prend tout son sens que durant la prestation de Marie-Jo Thério, qui partage avec le public quelques souvenirs personnels et émouvants qu’elle garde de l’homme. Cette disparité entre le contenu émotionnel de l’animation et les prestations d’auteurs crée un hiatus avec lequel le public doit composer pour se construire une image du poète. La soirée comporte par ailleurs des extraits d’ouvrages attendus de Georgette LeBlanc et Fredric Gary Comeau.

Gérald : ton legs artistique et personnel est si riche que nous nous réunirons encore souvent pour le souligner. À la prochaine, donc. See you next time.

[1] La trame sonore du court-métrage vient d’une captation live du spectacle Les Étoiles filantes présenté au Lion d’Or en 2004.

WEB

Jan 8, 2016
admin

Merit, Finance and Depth of Field (2016)

image1Keywords: arts, artistic merit, arts boards, money, poverty, fairness

The message to the poor and discontented is that they must not impatiently upset or kill the goose that will assuredly, in due course, lay golden eggs also for them. And the message to the rich is that they must be intelligent enough from time to time to help the poor, because this is the way by which they will become richer still.[1] E. F. Schumacher, Small is Beautiful

My hope this year is that something changes. For example, a change in the system that manages arts grants, specifically the criteria for assessing projects. In all the Arts Councils or Arts Boards across the country, and in many parts of the world, there are two rules for evaluating an application. The most important element for this evaluation is the artistic merit of a candidate. This is how jurors decide if someone will get a grant or not. The second rule is that the financial situation of a candidate should not have any influence on the decision. I have always been opposed to this way of assessing applications. I believe that the financial situation of an artist has a direct influence on the artistic merit of that artist. I have stated this for years while participating in both Canada Council for the Arts and New Brunswick Arts Board juries. Every time I have raised the issue, I got the same terse response; that those are the rules, the foundations of the whole thing, period. I believe that laws or rules are not by themselves proofs of fairness and history is full of such examples.

The straw that broke the camel’s back (forcing me to sit down to state this in writing) came a few weeks ago when I read a press release of grants awarded by the one of the provincial Arts Boards in the country. One of the successful candidates is also a full-time professor at a University and the grant will allow this professor to attend an arts residency during a sabbatical. According to the Faculty Bargaining Services, someone making $100,000. a year will make around $88,000. while on sabbatical. I am outraged that someone on a sabbatical, which is a time paid to do one’s work, can apply and get a grant to help do that work. Aren’t the taxpayers on the hook twice for the same thing?

There are people out there who are applying for grants, getting them and they have no financial need for this funding. There are also people who are applying for grants and not getting them and have an urgent need for funding. Books, paintings, sculptures, musical scores and videos are not created because some people are not receiving grants. Some of the available funding is going out to supplement individuals already receiving generous packages. Perhaps there should be a program that would permit people who receive grants recognizing their work excellence, yet don’t need the funding, to put the money back into the system. Perhaps they could then receive commendations for their contribution. If it is accolades that they need, why not create special recognition prizes?

Every time that I am told that the financial situation of an artist has no bearing on an application, I am puzzled. How could money not be a consideration when money is at the core of the whole thing? This is why artists are asking for grants: to get money, to do things. If money doesn’t matter, the federal government would not make equalization payments to less wealthy Canadian provinces to equalize the provinces’ “fiscal capacity”. If money is not important, George Murray, St-John’s poet laureate would not have resigned after budget cuts to the arts and culture sector in Newfoundland [2]. If money is not an issue, why are arts boards paying Hill Strategies to research key statistics about artists and their personal situations as well as their financial impact on the economy? [3] We are all outraged when we hear of CEOs salaries and how many lifetimes it would take for a regular Joe to make that kind of dough. And what the hell happened to the We are the 99% movement?

Every time that I am told that the financial situation of an artist has no bearing on the artistic merit, a shiver runs down my spine. If wealth is not an indicator of well-being, then what is? It is difficult to deny the link between poverty and poor health; it is also difficult to say that the economic well-being of an individual does not affect that person’s life. Who is going to have the better depth of field, the artist with the Canon EOS 1D Mark III priced at $12,000. or the artist with the Kodak FZ41 Digital Point & Shoot Camera at $88.? I agree, the better camera might not yield the better artwork but it allows the artist to have a bigger range of possibilities.

A few countries in the world have established what is called a Day-Fine, a “structured fine payment plan calculated according to a convicted individual’s financial status and the severity of the crime”.[4] The idea is that “if both high-income and low-income population are punished with the same jail time, they should also be punished with a proportionally similar income loss.” [5] If this works for fines, can’t it work for grants?

I am an artist and a writer and I am writing this to say that our model is broken and that it could be fixed but only if we really wanted to do it. I am aware, that this post will not change the world, but I need to say it, I need to feel that I am trying to let some light in.

Daniel H. Dugas, January 6, 2016

 

 

During the last few years, Daniel H. Dugas has written a few posts about the arts and the arts management. For more information about Daniel’s writing please visit: http://daniel.basicbruegel.com/texte/

[1] E F Schumacher, Small Is Beautiful: A Study of Economics as if People Mattered, Vintage Books, London, 1993, p.11

[2] St. John’s poet laureate quits over cuts to arts funding

[3] Hill Strategies Research

[4] Day Fine Law & Legal Definition

[5] Day-fine

 

Related links:
Do You Have to Be Rich to Make It as an Artist? (ARTNET)

Dec 30, 2015
admin

Les coups de cœur culturels (2015)

Bien content que mon dernier livre fasse partie des coups de cœur culturels 2015 de Sylvie Mousseau !

L’esprit du temps de Daniel H. Dugas

Poète, artiste en art médiatique et musicien, Daniel H Dugas est arrivé à la fin de l’année 2015, avec un ouvrage littéraire assez original qui allie textes poétiques, photographies et essais. Se situant entre le récit de voyage et la poésie, l’auteur de Moncton a écrit ce livre dans un café lors d’une résidence d’écrivain à Sydney en Australie. Il a utilisé des cartes d’échantillon de couleurs offertes par les compagnies de peinture, en plus de photographier des paysages, des objets et des scènes de la vie. Avec une pointe d’ironie, ce livre magnifique qui nous permet de voyager à travers la ville australienne a attiré mon attention notamment à cause du côté ludique de l’entreprise. Certains poèmes et images m’ont particulièrement touchée. Je pense, entre autres, au texte intitulé Une heure que l’on retrouve au début du recueil.

Les coups de cœur culturels 2015 de… Sylvie Mousseau
lundi 28 décembre 2015

 

Dec 21, 2015
admin

Rapport résidence d’écrivain (2015)

La résidence d’écrivain au Département d’études françaises de l’Université de Moncton m’a permis de travailler sur mon projet « Formats », où l’architecture des formats d’images du cinéma et de la vidéo est utilisée comme outil de création. J’ai concentré la plus grande partie de mon travail d’écriture poétique à l’exploration de deux formats populaires : le format écran large (16/9) et le format historique de la télévision (4/3). De plus, j’ai eu l’occasion de participer à une série de rencontres avec la population universitaire.

Voici en résumé le retour sur ce qui a été réalisé.

Jeudi de la Librairie
La Librairie acadienne et le Groupe de recherche interdisciplinaire sur les cultures en contact (GRICC) de la Faculté des arts et des sciences sociales m’ont invité au premier Jeudi de la Librairie de la saison 2015-2016, qui a eu lieu le 5 novembre à la Librairie acadienne du Campus de l’Université de Moncton de 16 h 30 à 18 h. Nicolas Nicaise, chargé de cours et doctorant au Département d’études françaises, animait la rencontre. Après la présentation j’ai fait la lecture de quelques textes.

Conférence + lancement
Le Département d’études françaises m’invitait à prononcer une conférence publique intitulée : « La poésie et la galère de notre temps ». La conférence a eu lieu le jeudi 3 décembre 2015 à 16 h, à la Librairie Acadienne, pavillon Taillon et a été suivi du lancement de mon nouveau livre intitulé L’Esprit du temps / The Spirit of the Time.

Résumé du livre
L’esprit du temps / The Spirit of the Time est un projet d’écriture sur la couleur. Le poète et essayiste utilise les cartes des échantillons de couleurs disponibles dans le commerce — les nuanciers de Benjamin Moore, Ralph Lauren, Behr, Earthpaint, Taubmans et d’autres — comme éléments de base pour créer une géopoésie de la ville de Sydney, en Australie.

Si la couleur est un élément de joie et de surprise, les noms inventés par les compagnies de peinture deviennent soudainement une surprise dans une surprise. En effet, que peut-on dire d’une société qui baptise ses couleurs de noms aussi évocateurs que Mur d’école, Étincelle d’amour ou Croûte de biscuit Graham? Quelque part, ces nouvelles appellations sont des reflets culturels, des images-miroirs de notre société. Elles expriment ce que nous sommes, maintenant, le Zeitgeist : l’esprit du temps.[1]

Citations gratuites
Le projet « Citations gratuites » était un jeu d’écriture basé sur le hasard qui a eu lieu à la Pavillon des Arts ainsi qu’à la Bibliothèque Champlain. (Le 26 novembre 2015 de 14 h à 15 h au Pavillon des Arts et le 10 décembre 2015 de 14 h à 16 h à l’entrée de la Bibliothèque Champlain). Les étudiants étaient invités dans un premier temps à choisir au hasard un de mes neuf livres de poésie. Ils devaient ensuite choisir une page du livre et finalement une strophe de cette page. L’extrait était retranscrit sur une carte de visite que je donnais à l’étudiant en lui suggérant de bien garder le papier dans son portefeuille comme un gage de succès pour la période des examens. Cet évènement-performance a eu lieu à deux reprises et m’a permis de rencontrer une centaine de personnes. Les strophes sélectionnées ont été utilisées pour reconstruire de nouveaux textes qui seront publiés sur mon blogue plus tard cette année.

Présentation – Le texte poétique
Le 16 novembre 2015
Le professeur Maurice Raymond m’a invité à faire une présentation dans la classe « LITT2403 – Le texte poétique ». La présentation, d’une heure et quart, était axée sur les rapports texte/image de mon livre « L’Esprit du temps / The Spirit of the Time ». J’ai lu des extraits du livre en plus de proposer une série de vidéo poèmes.

Addenda
Lors de ma résidence, deux évènements poétiques se sont ajoutés au calendrier.

Le 28 septembre 2015, je participais au spectacle « L’Acadie n’est pas une carte postale ». Cet hommage à Gérald Leblanc était présenté dans le cadre du Festival international de littérature à Montréal. Geneviève D’Ortun disait de ma présentation dans le webzine ASTHEURE : « La contribution originale de Daniel Dugas dans cet amalgame poétique vient quant à elle des montages audio-vidéo très réussis qui accompagnent ses lectures: les associations d’images proposées frappent l’imaginaire du public et fournissent à ses textes une nouvelle profondeur. »[2]

Enfin, le 12 décembre 2015, je participais au « 43 200 secondes » le marathon littéraire de la revue Ancrages.

Je remercie le Conseil des Arts du Nouveau-Brunswick et l’Université de Moncton pour cette opportunité.

Daniel H. Dugas
Le 1er février 2016

[1] Édition Prise de parole : L’esprit du temps / The Spirit of the Time http://www.prisedeparole.ca/titres-livre/?id=519
[2] Des voix de l’Acadie actuelle à l’Acadie n’est pas une carte postale : une décennie de mouvance poétique marquée par l’héritage de Gérald Leblanc – Geneviève D’Ortun : http://astheure.com/2015/11/27/des-voix-de-lacadie-actuelle-a-lacadie-nest-pas-une-carte-postale-une-decennie-de-mouvance-poetique-marquee-par-lheritage-de-gerald-leblanc-genevieve-d/

 

Dec 7, 2015
admin

43 200 secondes (2015)

43200sec-wpLa revue acadienne de création littéraire Ancrages vous invite à l’événement littéraire 43 200 secondes, véritable marathon de lecture, qui aura lieu le samedi 12 décembre dans la Salle Bernard-LeBlanc du Centre culturel Aberdeen à Moncton de midi à minuit.

À une époque où l’on glorifie la rapidité, la brièveté, la vitesse, bref la seconde, Ancrages a cherché à donner aux auteur.e.s et au public quarante-trois mille deux cents secondes durant, le luxe du temps.
Tributaire des longues nuits de poésie des années soixante-dix ou encore du mouvement « Slow », l’événement propose au public de venir écouter douze auteures et auteurs disposant chacun de 3 600 secondes pour vous faire la lecture d’une œuvre.

midi à 13 h Dyane Léger
13 h à 14 h Martin Roy
14 h à 15 h Jonathan Roy
15 h à 16 h Martine Jacquot
16 h à 17 h Rose Després
17 h à 18 h Herménégilde Chiasson
18 h à 19 h Guy Arsenault
19 h à 20 h Mélanie Léger
20 h à 21 h Jean Babineau
21 h à 22 h Sarah Marylou Brideau
22 h à 23 h Paul Bossé
23h à 24 h Daniel H. Dugas

L’entrée est libre en tout temps (les contributions volontaires seront acceptées). Le bar ouvre à 17h. Le Centre culturel Aberdeen est situé au 140, rue Botsford à Moncton.

La revue Ancrages remercie : l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, le Conseil des arts du Canada et Patrimoine Canada par l’entremise de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, ainsi que le Festival international du cinéma francophone en Acadie.

www.ancrages.ca

Dec 3, 2015
admin

Conférence/lancement (2015)

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Le Département d’études françaises de l’Université de Moncton vous invite à une conférence publique prononcée par Daniel H. Dugas, écrivain en résidence.

La conférence est intitulée «La poésie et la galère de notre temps», et aura lieu le jeudi 3 décembre 2015 à 16 h, à la Librairie Acadienne.

Le lancement de mon nouveau livre «L’esprit du temps / The Spirit of the Time» suivra la conférence et une réception suivra le lancement!

Pour plus d’informations : (506) 858-4050

Au plaisir de vous rencontrer!

http://www.umoncton.ca/nouvelles/info.php?id=17426#.VmHM1rTb_KA

Nov 24, 2015
admin

Citations gratuites (2015)

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Flash-back
Alors que j’étais en résidence au Banff Center au début des années 1990, je me souviens d’avoir vu, dans un quartier Calgary, une enseigne qui disait FREE QUOTES. Après une année d’intensité créatrice, c’est la vie tout entière qui m’apparaissait comme un immense projet artistique. J’ai tout de suite pensé qu’il s’agissait de « citations gratuites ». Que les passants pouvaient, s’ils le voulaient, aller consulter le propriétaire de cet incroyable business pour se faire lire une citation d’un auteur ou d’un philosophe. En fait, l’enseigne appartenait à une compagnie d’assurance et les FREE QUOTES étaient en réalité des soumissions gratuites.

Retour au présent.
Dans le cadre de ma résidence d’écrivain à l’Université de Moncton, je me propose de réexaminer cette idée d’échange poétique. Je vais donc installer mon kiosque (une table et une enseigne avec les initiales ER – pas pour Emergency room ni pour Elizabeth Rex, mais plutôt pour Écrivain en Résidence) et inviter la population universitaire à venir me rencontrer et découvrir au hasard une phrase d’un de mes livres.

Le dialogue de ce petit jeu oulipien pourrait aller comme ça :

Moi (un peu comme un vendeur de hot-dogs dans un stade de baseball)
Est-ce que vous voulez une phrase gratuite?

Étudiant
(curieux)
Oui.

Moi
Choisissez un numéro de 1 à 8 (les 8 livres de poésie que j’ai publiés à ce jour)

Étudiant
7 (l’étudiant a choisi « Au large des objets perdus », 2011)

Moi
Choisissez maintenant une page de 1 à 86.

Étudiant
37

Moi
(je vais  donc à la page 37, compte les strophes et demande à l’étudiant)
Choisissez un numéro de 1 à 5

Étudiant
3

Moi
Voici votre phrase :

« la lumière entre
dans la caverne de mes pensées
les lanternes et les torches
dans les tunnels du sens »

Je retranscris la strophe sur une carte de visite que je donne à l’étudiant en lui suggérant de bien garder le papier dans son portefeuille comme un gage de succès pour la période des examens. J’en profite aussi pour annoncer ma conférence et le lancement de mon livre qui aura lieu le 3 décembre 2015.

________________________________________________

Pour plus d’information
Téléphone : (506) 858-4050

 

Oct 19, 2015
admin

Querelles de famille (2015)

(Entre le mérite artistique et la situation financière, il ne faut pas y mettre le doigt.)

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D’après l’Agence du revenu du Canada, le mérite artistique désigne la qualité d’une exposition artistique, d’une présentation de spectacle ou d’une prestation [1]. Le Conseil des arts du Canada — comme tous les conseils des arts provinciaux — privilégie la méthode de l’évaluation par les pairs tout en notant que « si cette méthode n’est pas parfaite elle reste la meilleure pour cerner les habiletés exceptionnelles et le mérite artistique dans le domaine des arts » [2]. Le Conseil des arts du Canada parle même de la primauté du mérite artistique [3]. C’est là un des piliers fondamentaux dans l’octroi des subventions.

Mais qu’est-ce que le mérite artistique sinon la matérialisation d’un talent artistique? Le talent, on le rappelle, est une aptitude, une capacité particulière, une habileté, naturelle ou acquise, pour réussir en société et dans une activité donnée [4]. La concrétisation quant à elle, c’est rendre concret ce qui est abstrait et demande toujours une certaine aisance financière. Le talent est depuis toujours rattaché à l’argent, c’est une mesure de la richesse. Chez les Grecques et les Romains, il était une unité de poids pour mesurer justement l’or et l’argent.

Dans tous les conseils des arts, il y a une autre règle d’or : la situation financière d’un candidat n’est pas un critère pertinent [5]. C’est-à-dire qu’il ne faut pas en tenir compte de la situation financière d’un artiste pour poser un jugement. Qu’il soit pauvre ou riche, c’est le mérite artistique qui compte. Mais comment départager le mérite artistique avec la situation financière d’un artiste? Est-il possible de faire la part des choses, de voir l’un en ignorant l’autre? Comme il est difficile de dire que la pauvreté n’est pas un obstacle à la bonne santé, à un régime alimentaire nutritif, à l’éducation, etc., il est difficile de dire que l’aisance financière n’affecte pas, de façon positive, le parcours d’un individu.

Nous vivons dans une époque de progrès et de technologie où de plus en plus d’artistes utilisent des dispositifs techniques sophistiqués qui sont de plus en plus coûteux. Cette séparation, du mérite artistique et de l’état financier, pourrait être relativement facile dans le cas d’un artiste qui n’utiliserait que le crayon et le papier, mais cet exercice pourrait s’avérer un peu plus difficile dans le cas d’un artiste qui créerait des installations interactives, ou des œuvres vidéo en format 4k UHD ou encore 8k UHD [6]. Est-ce qu’un vidéaste vivant sous le seuil de la pauvreté et qui utiliserait une caméra SD [7] pourrait rivaliser avec un vidéaste qui filmerait en format 8k? On pourrait dire que le premier est un amateur et que le second est un professionnel, que le premier amorce sa carrière et que le deuxième est au sommet de celle-ci. Mais disons que les deux sont au même niveau. On pourrait alors dire que c’est l’idée, le concept qui importe, que la qualité de l’œuvre n’a rien à voir avec ce qui la porte. C’est vrai, mais il est également vrai que la qualité d’une œuvre visuelle est jugée par son apparence. L’œuvre ne sera pas vue de la même manière, c’est évident. On ne compare pas la miniature avec le monumental.

Si nous devons nous abstenir de tenir compte de la situation financière d’un artiste, il faudrait que les artistes limitent le type de matériel d’appui qu’ils doivent soumettre pour soutenir leurs demandes au strict minimum, c’est-à-dire que les exemples d’œuvres antérieures ainsi que l’œuvre proposée devraient être contenus que dans de simples descriptions. Si nous voulions vraiment considérer toute chose comme égale, sans les distorsions de la situation financière, c’est de cette façon que nous devrions nous y prendre. Mais il serait absurde d’évaluer des projets visuels en étudiant que des documents textuels. La solution est pragmatique, la réalité l’impose : le mérite artistique et la situation financière sont intimement liés; les deux sont essentiels pour mesurer et calibrer l’excellence. Continuer à ignorer la réalité, c’est perpétuer la discrimination socio-économique qui s’est, au fil des ans, institutionnalisée presque à notre insu.

Le mérite artistique existe parce qu’il est rendu possible par un appui financier. Le talent est la source, mais l’argent est toujours l’outil qui lui permet de s’épanouir. Si le projet de création demeure pour certains une entreprise possible, il est pour d’autres une aventure presque impossible. Malheureusement, comme la parabole des talents le soulignait « on donne à celui ou celle qui a. Les autres pourront se faire jeter dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents [8]. »

Daniel H. Dugas
19 octobre 2015

[1] Agence du revenu du Canada, Activités artistiques et enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance, http://www.cra-arc.gc.ca/chrts-gvng/chrts/plcy/cgd/rts-ctvts-fra.html

[2] Conseil des arts du Canada, L’évaluation par les pairs au Conseil des arts du Canada : comment sont prises les decisions, http://conseildesarts.ca/conseil/subventions/evaluation-par-les-pairs

[3] Conseil des arts du Canada, Document d’information : Révision des programmes de subventions de fonctionnement du Conseil des arts du Canada, http://conseildesarts.ca/~/media/files/council%20-%20fr/francais_review_ogp_finale.pdf p. 5

[4] Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, Talent, http://www.cnrtl.fr/definition/talent

[5] Le Conseil des arts du Nouveau-Brunswick, Lignes directrices pour le jury / Programmes de Création et Documentation, 1250E-Guidelines to the Jury. (Document interne)

[6] Office québécois de la langue française, 2014. Ultra-haute définition. Haute définition qui correspond à un affichage constitué de 2160 ou de 4320 lignes horizontales composées respectivement de 3840 et de 7680 pixels. http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26528997

[7] Office québécois de la langue française, 2014. Définition standard, Définition des images analogiques et numériques qui correspond généralement à un affichage de moins de 720 lignes horizontales de pixels.  http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26529060

[8] Wikipédia, Parabole des talents, https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents

 

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Daniel H. Dugas

Artiste numérique, poète et musicien, Daniel H. Dugas a participé à des expositions individuelles et de groupe ainsi qu’à plusieurs festivals et événements de poésie en Amérique du Nord, en Europe, au Mexique et en Australie.

L’esprit du temps / The Spirit of the Time est un projet de transmutation du paysage publicitaire en paysage poétique. Ce livre est à la fois un livre de photographie, un recueil de poésie et un essai lucide mais ludique sur notre société matérialiste. Il a été produit en numérique et imprimé en quantité limitée.

Date : Décembre 2015
Genre : Poésie
Collection : Poésie
ISBN : 9782894239629

Éditions Prise de parole

http://www.prisedeparole.ca/auteurs/?id=148

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