Oct 17, 2019
admin

Fundy – 32e Instants Vidéo (2019)

FUNDY-poster-EN-blog

We are happy to announce that our video « Fundy » has been selected for the 32nd Instants Vidéo. The screening is scheduled for November 10 in Marseille at the Friche la Belle de Mai (CARTONNERIE), 41 rue Jobin, 13003. Here is the program for the 5 pm screening:

« Images de la nature / Nature des images »: films de Valerie LeBlanc & Daniel H. Dugas (Canada), Susanne Wiegner (Allemagne), William A Brown (USA), Inés Wickmann (Colombie-France), Félix Blume (France)

 


Content d’annoncer que notre vidéo « Fundy » a été sélectionné pour les 32e Instants Vidéo. La projection aura lieu le 10 novembre à Marseille à la Friche la Belle de Mai (CARTONNERIE), 41 rue Jobin, 13003. Voici le programme pour la projection de 17 h :

« Images de la nature / Nature des images »: films de Valerie LeBlanc & Daniel H. Dugas (Canada), Susanne Wiegner (Allemagne), William A Brown (USA), Inés Wickmann (Colombie-France), Félix Blume (France)

Le festival : programme au jour le jour/Program: https://www.instantsvideo.com/blog/archives/4521

Oct 10, 2019
admin

Maintenant qu’on a bien marché (2019)

On-a-bien-marche-photo-600px-wp

Seules les pensées qu’on a en marchant valent quelque chose.
Nietzsche

Maintenant qu’on a bien marché et que la ville de Moncton a signalé son appui au mouvement pour sauver la planète, il serait bon de savoir ce qu’elle fera concrètement.

Moncton a une surface de stationnement totale dans le centre-ville de 42%[1]. Ce pourcentage augmente de façon dramatique lorsqu’on tient compte des rues. Et c’est énorme. Notre ville est un stationnement où les piétons esquivent Toyota et Ford F150. Moncton, si l’envie te prend, tu pourrais lire le chapitre 22 du livre « A Pattern Language », intitulé « Nine Per Cent ». On dit qu’il n’est pas possible de créer un environnement pour les humains lorsqu’on utilise plus de 9% du territoire pour le stationnement[2].

Et puis, ce n’est pas seulement le parcage qui est problématique, c’est l’ensemble du processus qui tire la patte. C’est comme si sous les feux de l’écoblanchiment, il n’y avait que des formes apaisantes. Récemment, Moncton adoptait une motion visant à en faire davantage pour lutter contre les changements climatiques[3]. C’était une belle initiative, mais un mois seulement après avoir timidement balbutié l’urgence climatique, le département d’ingénierie de la Ville proposait de réduire le nombre de trottoirs, qui seraient trop coûteux à entretenir[4]. Et ce mode d’action, cette façon d’opérer n’est pas une situation isolée. Le gouvernement fédéral procède de la même manière : le 19 juin 2019, il déclarait l’urgence climatique au pays[5] et donnait, le lendemain, le feu vert à l’expansion du pipeline Trans Mountain.[6] / [7] On nous prend pour des tartes, des cons ou pour des Tim Bits en souhaitant que le message Instagram suffise à rendre le monde meilleur.

On semble être d’accord, la ville pourrait devenir plus verte et plus humaine. Idées concrètes : Moncton pourrait s’engager à se dé-stationner, elle pourrait nous dire que l’idée proposée par le département d’ingénierie n’ira pas de l’avant et elle pourrait sûrement interdire les « shows de boucanes » comme « The Nationals » et « The Atlanticade » qui viennent chaque année empester la ville de leurs fumées nauséabondes. Ces festivals de la pollution n’ont pas de place dans une ville qui se veut respectueuse de l’environnement. Et s’il n’y a pas de problème, pas de conflit existentiel à tenir de tels évènements, la ville pourrait inviter Greta Thunberg à être maître de cérémonie du défilé. On verra ce qui arrivera.

[1] Surface totale de Moncton: 142 053 298,760 mètres carrés
Surface totale de stationnement: 6 452 935,9 mètres carrés
Jean-Guy Leger, Transportation Coordinator, Ville de Moncton

[2] https://en.wikipedia.org/wiki/A_Pattern_Language

[3] La Ville de Moncton déclare l’urgence climatique
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1162020/moncton-urgence-changements-climatiques-effet-serre

[4] Moins de trottoirs à Moncton? Des aînés s’inquiètent
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1168060/trottoirs-reduction-enlevement-moncton-transport-marche-acadie

[5] Le gouvernement du Canada a officiellement déclaré l’urgence climatique au pays https://www.narcity.com/nouvelles/ca/le-gouvernement-du-canada-a-officiellement-declare-lurgence-climatique-au-pays

[6] https://www.bbc.com/news/world-us-canada-49804234

[7] Ottawa donne le feu vert à l’expansion du pipeline Trans Mountain
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1189941/oleoduc-trans-mountain-canada-alberta-colombie-britannique-petrole


Image Wikipedia: Benh LIEU SONG from Torcy, France – Bay 2 Parking
Parking lot outside of a shopping mall in Collégien, France, demonstrating the design of prioritizing spaces for cars over spaces for people.

Oct 8, 2019
admin

MSVU Art Gallery – reconnoiter (2019)

We were (Valerie LeBlanc and I) over in Halifax to meet with Laura Ritchie and to look at the exhibition space at MSVU Art Gallery. Our installation Fundy will be seen there from August 29 – November 1, 2020. #excited

 

msuuart-gallert-blog-600px

Sep 24, 2019
admin

Everglades – installation (2019)

log0-cava-colline-everglades

We are (Valerie LeBlanc et Daniel H. Dugas) very happy to say that Everglades the Installation will be shown from February 28 to April 10, 2020, at the Centre d’arts visuels de l’Alberta in Edmonton. It will then be exhibited at the Galerie Colline in Edmunston, NB – July 2 – September 6, 2020! This installation will present, for the first time, a global view of our project.

Nous sommes (Valerie LeBlanc et Daniel H. Dugas) très contents d’annoncer qu’Everglades l’installation sera présentée du 28 février au 10 avril 2020 au Centre d’arts visuels de l’Alberta à Edmonton. Après l’exposition à la Galerie Cava l’exposition sera présentée à la Galerie Colline d’Edmundston, NB – 2 juillet au 6 septembre 2020 ! Cette installation donnera pour la première fois un aperçu global de notre projet.

Aug 13, 2019
admin

Around Osprey (2019)

featured-img

We (Valerie LeBlanc and Daniel H. Dugas) just finished our project Around Osprey. We were artists in residence in Osprey, FL from July 1 to August 15 2018. It was an incredible experience of discoveries and encounters. Again we would like to thank everyone at the Conservation Foundation of the Gulf Coast for their help. We would also like to acknowledge artsnb and the Canada Council for the Arts for their support.

Around Osprey is comprised of 12 videos and one interactive element to be screened together.
For more information on the installation: https://ospreycaretta.wordpress.com/portfolio/installation/
and for more info on the videos: https://ospreycaretta.wordpress.com/project-type/video/

Aug 1, 2019
admin

Contorsions (2019)

wall-wp-033577pr

J’ai toujours détesté le mot « incontournable ». C’est comme si le spectateur, le lecteur ou le citoyen voyageait sur la voie ferrée de sa vie et qu’il n’y avait aucun système d’aiguillage pour bifurquer, pour aller ailleurs. Ce mot est un train sans conducteur comme dans le film « Unstoppable » ou « À fond de train » comme on l’a connu au Québec. C’est un mot fataliste qui ne donne aucun choix, aucune possibilité d’action et de décision, et ce même si dans le film le héros arrive à stopper le maudit train. L’incontournable est un mur où l’on ne peut que s’écraser. La chose a déjà été approuvée, contrôlée, examinée, alors il ne reste qu’à foncer. Notre perception n’est qu’une formalité.

Le mot « incontournable » est un dérivé de « contourner », c’est-à-dire de faire le tour de quelque chose. Depuis plusieurs années, on l’utilise pour signifier une chose qu’on ne saurait ignorer. L’Académie française déconseille son utilisation et nous invite à utiliser d’autres mots comme « inévitable » ou encore « indispensable ». Mon aversion pour l’incontournable n’a rien à voir avec le bon usage prescrit par l’Académie. Mon problème c’est de ne pas avoir le choix. C’est de me faire dire que mon discernement, ma perception sont accessoires – que tout est dans le sac. Quelque part, je revendique mon droit à ignorer des choses, surtout si c’est une chose qu’on dit « incontournable ».

Et puis, quelle est cette idée saugrenue qu’une chose soit incontournable? Est-ce que nous sommes des oiseaux devant un miroir? Sommes-nous emprisonnés sous un bocal? N’avons-nous pas de petits marteaux dans le fond de nos poches pour cogner sur le mur de verre qui se dresse autour nous? Le filtre des commentateurs n’est pas une science, c’est un art subjectif et des fois le tir manque la cible, on a qu’à penser à Van Gogh, qui était à son époque très contournable et qui est devenu le plus grand des incontournables.

Image (Library of Congress):
DETAIL VIEW OF COURSING, SOUTH ELEVATION. LARGER ROCKS ARE SCRABBLED TO GIVE THE APPEARANCE OF A FINISHED SURFACE, LOOKING NORTH – Rock Wall, North side of Battle Creek Canyon, Shingletown, Shasta County, CA. Historic American Engineering Record: R P Waller, J H Strutt, Leon Bly David Maul, 1968.

https://www.loc.gov/resource/hhh.ca1756.photos/?sp=6

Jul 9, 2019
admin

Starboard (2019)

01648v-wp-600px

Keywords: ecocide, whales, society, conscience

The Japanese government lifts the whaling ban and kills two the first day. That is the headline we all woke up to hear. For me, it was like reading that we were at war, that an earthquake had struck, that a bomb had exploded.

How can we consciously decide to get out to slaughter the few whales that are left in the oceans? And for what? How can we do this after having been exposed to all of the awareness campaigns of the last 30 years? After having seen all of the whale movies? Was it all just entertainment, good old fun? Today our conscience is more akin to bling, something that we wear if it matches the rest of our outfit. It seems that we are not capable of becoming aware of any moral principles, incapable of being motivated to act upon them and that we cannot assess our character, our behavior, and ultimately ourselves against those principles[1] We are the spect-actors of a horrible spectacle, but we still enjoy the drama.

Everything that we have seen and everything that we have believed in is as useless as the trash blowing on a street. Worse, we are the ones throwing the refuse out of the car windows while driving on a scenic route. I am ashamed to be part of it. Yes, I am part of it, we all are. At this moment, we are putting our raincoats and sharpening our harpoons. We are leaving our homes under the cheers of our friends and families. We are going to bring back as many whales as we can. The world has made us monsters roaming the seas, death is our trophy.

And right here, at the antipode of these Japanese killing fields, in our own Gulf of St. Lawrence, scores of whales wash onshore, entangled, hit, rotting. At first, we see a stand-to from the government, imposing a speed limit on vessels in the Gulf. It didn’t take long to hear protests from the shipping, the cruise lines, and the fishing industries. Our vacations, our consumption, and our infinite appetite for seafood are what count here. It is all complicated, they say. For our economy, etc. It has come down to this: to us, wanting things and not giving a damn about anything else. Making payments on a fully loaded F-150 has more value than saving a whale. And our subsequent collective silence is a collective nod to kill the last of every living thing. We are like those who are directly involved, those putting on raincoats and sharpening harpoons.

When the last whale alive will near the end of its life, entrepreneurs will surely seize the opportunity to create an event where seats will be sold and snacks will be served. The chosen few will witness the extinction of that great animal. It will become a handle, a hashtag, an image on Instagram, as it vanishes from our world.

The sea is rough and my shame and my sadness have no weight to hold it back. I am on a dingy, struggling to float beside the larger ships of our modern life.

P.S. A few years ago, the International Criminal Court was considering adding Ecocide to its list of punishable crimes [2]. I am sure that whaling falls into this category.

[1] Conscience, paraphrased from the Stanford Encyclopedia of Philosophy, Mar 14, 2016
https://plato.stanford.edu/entries/conscience/

[2] Proposed amendment to the Rome Statute, Eradicating Ecocide
https://eradicatingecocide.com/the-law/what-is-ecocide/

Image: Cutting up a blue whale | Library of Congress https://www.loc.gov/item/99614373/

Jul 4, 2019
admin

Entre le salon et le spa (2019)

tuttle-1-wp
tuttle-2-wp

Mots clés : hantologie, mémoire, architecture

La mémoire humaine est une vraie passoire et quand cette mémoire est collective les trous peuvent être encore plus gros. Le magazine The Economist publiait récemment un article sur les crues centennales et il semblerait que la mémoire d’une inondation subsisterait le temps d’une génération. Après 25 ans, les habitants d’une région inondée auraient tendance à redescendre vers la plaine inondable. Après deux générations, on aurait reconstruit près des cours d’eau[1].

L’autre jour en marchant sur la rue Lutz à Moncton, j’ai remarqué qu’un spa s’était installé dans l’édifice Tuttle. Ce bâtiment construit en 1929 par les frères Tuttle a été à une certaine époque l’un des grands salons funéraires de la ville. Je me souviens d’avoir vu au début des années 80, de longs corbillards noirs stationnés sur cette rue. Les chauffeurs attendaient solennellement le cercueil et les pleureurs. Aujourd’hui, la tristesse a disparu, elle a été remplacée par la joie que procure ce nouveau type d’établissement aux clients qui aiment se faire dorloter. Je trouve quand même étrange qu’un spa puisse s’installer dans un ancien salon funéraire. C’est plus fort que moi. Le gouffre entre l’embaumement et le rajeunissement me semble impossible à combler. Il faudrait être un cascadeur de la trempe d’Evel Knievel pour aller de l’un à l’autre. Mais cascades mises à part, j’imagine qu’il est toujours possible de faire des rapprochements entre un salon et un spa. C’est vrai, tous les deux s’occupent du corps humain – un corps souvent étendu sur une table – et tous les deux tentent désespérément de repousser les avances du temps, mais…

Mon problème – ce qui m’empêche d’accepter aisément la transformation du lieu – en est un d’intensité. J’ai l’impression que l’aura qui enveloppait le salon devait être d’une telle puissance que sa lumière pourrait continuer d’exister dans le temps et même hanter l’édifice. Bref, que l’énergie du salon mortuaire est dix fois forte que la vigueur du spa !

Mais ce n’est pas le cas. La présence du spa est une preuve que les choses ont changée. Mon hésitation, j’en suis sûr maintenant, doit être ancrée dans ma propre mémoire, dans cette image de corbillards en attente dans cette petite rue monctonienne. Comme les sinistrés des crues centennales, je continue de prendre mes précautions, c’est tout. Il aura fallu attendre une ou deux générations pour que s’effiloche l’auréole d’énergie du salon et qu’on oublie son existence. Mine de rien, le temps avait redonné à l’édifice son innocence primordiale. Après avoir reçu un grand massage thérapeutique, il ouvrait ses portes à un monde nouveau.

[1] Memories of disaster fade fast, The Economist, Science and technology, 17 avril 2019
https://www.economist.com/science-and-technology/2019/04/17/memories-of-disaster-fade-fast

 

May 10, 2019
admin

Nous nous assurons que nos artistes ne manquent de rien (2019)

Capture d’écran 2019-05-09 à 15.48.37

Le journal L’Étoile publiait le 28 mars 2019 un article de Neil Hodge intitulé « Nous nous assurons que nos joueurs ne manquent de rien ». Cet article dévoile ce qui est au cœur du club de hockey les Wildcats à savoir le nombre de rondelles et de bâtons utilisés pendant la saison. J’ai été impressionné par l’ampleur de l’effort et je me suis dit que ça serait fantastique si les artistes de notre province étaient encadrés de la même manière. Je me suis donc inspiré de l’article de Neil Hodge en le transposant dans un contexte artistique.

Merci aux artistes Luc Charette et Marc Cyr d’avoir bien voulu prêter leur nom pour simuler les commentaires des joueurs des Wildcats. Merci également à Neil Hodge qui a écrit l’article et a inspiré ce projet.

Bonne lecture !

May 5, 2019
admin

XR & Monarch logos (2019)

ER-MONARCH

I am a supporter of the Extinction Rebellion movement (XR), but as a designer, I have misgivings about their logo. According to Wikipedia the circle in the XR logo ‘signifies the planet, while the hourglass inside serves as a warning that time is rapidly running out for many species.’

I think that there is a striking similarity between the Extinction Rebellion movement logo and the logo of the Monarch organization. This ‘Monarch’ was created by Legendary Pictures and appeared in the 2014 Godzilla film, and more recently in Kong: Skull Island. I understand that one is an hourglass and the other probably a butterfly, but there is something unsettling when you see them side-by-side.

Pages:1234567...38»

Daniel H. Dugas

Artiste numérique, poète et musicien, Daniel H. Dugas a participé à des expositions individuelles et de groupe ainsi qu’à plusieurs festivals et événements de poésie en Amérique du Nord, en Europe, au Mexique et en Australie. Everglades, coécrit avec Valerie LeBlanc, vient de paraître aux Éditions Prise de parole.

Daniel H. Dugas is a poet, musician, and videographer. He has participated in solo and group exhibitions as well as festivals and literary events in North America, Europe, Mexico and Australia. His tenth book of poetry, co-written with Valerie LeBlanc, Everglades has just been published by Les Éditions Prise de parole.

Everglades
À partir de leur exploration du parc national des Everglades, Daniel H. Dugas et Valerie LeBlanc cartographient dans cet essai poétique les effets de la présence humaine sur le milieu naturel, les traces qu’elle y dépose. Everglades est une ode à la beauté, à la fragilité et à la résilience d’une nature aux prises avec une espèce envahissante, la nôtre.

Everglades
Through their exploration of the Everglades National Park, Daniel H. Dugas and Valerie LeBlanc document, in this poetic collection, the effects of human presence in the natural world and the traces left behind. Everglades is an ode to the beauty, the fragility and the resilience of nature faced with the invasiveness of a particular species, ours.

Date : Mars 2018
Genre : Poésie
Collection : Poésie
ISBN : 9782897441029
Français/English

Éditions Prise de parole

http://www.prisedeparole.ca/auteurs/?id=1148

Issuu

Archives

Shapes

Follow Me on Pinterest